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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

A lire cette semaine dans Paris Match. Un rencontre avec Olivier Maingain, le président de Défi, dans sa maison de Woluwé Saint Lambert. Où il me parle de lui-même, des livres de sa bibliothèque et bien sur de politique. Extraits : "De Wever et ses semblables affaiblissent plus le rayonnement de leur langue et de leur culture qu’ils ne les renforcent.» (...) « Il y a un conservatisme politique en Wallonie que je qualifierais de préoccupant. » (...) « J’ai subi quatre hospitalisations et l’inquiétude était grande (…) Contrairement à ce qui a parfois été véhiculé par la rumeur, je ne suis pas atteint d’un cancer. » (...) « Ceux qui, comme les nationalistes flamands, prônent l’homogénéité des peuples, tournent le dos à l’histoire. » (...) « Ce gouvernement est prisonnier d’une vision de l’économie très NVa, une vision liée à une partie influente du patronat flamand » « Le libéralisme social n’est plus à l’ordre du jour au MR !»

Olivier Maingain sort ses griffes
Olivier Maingain sort ses griffes
Olivier Maingain sort ses griffes
Olivier Maingain sort ses griffes

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais en accès libre sur ce site, un article publié le jeudi 14 juillet 2016 dans Paris Match (Belgique).

Pour ouvrir le PDF; cliquez sur le lien.

Unis dans la douleur, soudés dans un combat qui pourrait être long, la famille de Marc De Geyter est bien décidée à se battre jusqu’au bout pour découvrir les circonstances exactes de la terrible collision du train de voyageurs 3820 avec le train de marchandise 48535, le dimanche 5 juin dernier. Ils ont perdu un père, un fils, un compagnon, un ex-mari… Un homme attachant qu’ils connaissaient comme particulièrement méticuleux et sérieux dans son travail. Ils ont perdu Marc, qui, ce soir-là, conduisait le train qui ne s’est pas arrêté. Le coupable idéal ? Les parents de Marc De Geyter ne croient pas à la thèse de l’erreur humaine.

Accident de train de Saint-Georges-sur-Meuse. Ils veulent la vérité. Toute la vérité!
Accident de train de Saint-Georges-sur-Meuse. Ils veulent la vérité. Toute la vérité!
Accident de train de Saint-Georges-sur-Meuse. Ils veulent la vérité. Toute la vérité!

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible en PDF sur ce site, un dossier publié avec ma collègue Emmanuelle Jowa dans Paris Match (Belgique), le jeudi 7 juillet 2016.

Pour ouvrir le PDF, cliquez à côté du trombonre.

19 ans de prison. Est-ce suffisant?

Ce lundi 4 juillet au matin, Rémy Lecrenier, celui qu’on a parfois surnommé « le tueur à l’arbalète », a pu quitter la prison d’Andenne. Il purgera le reste de sa peine sous surveillance électronique, au domicile de sa nouvelle compagne. Le 7 juillet 1997, froidement, méthodiquement, cet homme avait décimé une famille entière à Bas-Oha dans la région de Liège. L’éventualité d’une libération anticipée, en débat depuis plus de dix ans déjà, était perçue comme une grave injustice par le mari et père des quatre victimes, Philippe Tellier, décédé en août 2013. Il s’en était confié à notre dans un entretien d’une force exceptionnelle, il y a quelques années. Il disait : « Que veut dire la perpétuité en Belgique ? Faudra-t-il que ce prédateur repasse à l’acte pour que l’on débatte enfin des peines incompressibles dans ce pays ? » Toutefois, le père des victimes affirmait aussi qu’au bout de vingt-cinq ou trente ans de détention, il aurait accepté la libération de Rémy Lecrenier… Il y a dix-neuf ans, quasiment jour pour jour, que Geneviève (50 ans), Laurence (19 ans), Vanessa (21 ans) et Vinciane (23 ans) ont été sauvagement assassinées. 19 ans, trop peu? Dans ce dossier rédigé avec ma collègue Emmanuelle Jowa, nous avons voulu entendre et donner écho à tous les points de vue : avocats de la partie civile, victime, avocat de Rémy Lecrenier.

19 ans de prison. Est-ce suffisant?
19 ans de prison. Est-ce suffisant?
19 ans de prison. Est-ce suffisant?
19 ans de prison. Est-ce suffisant?

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible sur ce site, le PDF de l'article publié le 30 juin 2016 dans Paris Match (Belgique). La seconde partie de cet entretien avait déjà été publiée sur ce site (voir plus bas)

Pour ouvrir le PDF, cliquez à côté du trombone.

Avec 13,5 % des intentions de vote en Wallonie, la gauche radicale belge incarnée par le Parti du Travail de Belgique (PTB) commence à peser dans le débat politique. L’occasion d’aller sonder les pensées révolutionnaires de son très médiatique porte-parole Raoul Hedebouw. A Liège, dans son modeste appartement, le député nous installe dans sa cuisine pour nous servir un café aussi corsé que l’est son discours. Ayant mis au placard ses projets de « dictature du prolétariat », son parti autrefois stalinien ne rêve plus que de « démocratie participative ». Les yeux dans les yeux, Raoul le jure : derrière son personnage sympathique, dont l’expression est joliment colorée par l’accent liégeois, ne se dissimule pas une réincarnation du « Petit Père des peuples ».

Un café chez Raoul Hedebouw

(La première partie de cet entretien est à lire dans Paris Match Belgique)

Elio Di Rupo vous aurait bien vu prendra place dans la majorité locale à Mons. Vous avez vu cette proposition comme un « baiser de la mort » ?

Le PS cherche une nouvelle tactique pour contrer la montée du PTB. Pendant deux ans, ses élus ont tapé à toutes les sauces sur notre parti : nous n’étions pas constructifs, nous n’étions pas crédibles, on allait disparaître, on était un groupuscule, un feu de paille... Maintenant j’entends que l’on voudrait nous avoir dans les majorités ? Elio veut refaire le coup de 1999 quand son parti a embarqué Ecolo avec lui au pouvoir. Cette « convergences des gauches » là n’a servi qu’à étouffer la gauche. On ne nous aura pas de la même manière, on n’est pas des naïfs. Le but est limpide : nous mouiller dans des gouvernements d’austérité. Au niveau fédéral, nous n’entreront jamais dans une majorité avec des partis qui ne veulent pas sortir du cadre des traités européens d’austérité. Ces barrières techniques et idéologiques empêchent tout investissement public pour la relance de l’économie. Or c’est l’essence-même des mesures que nous voulons prendre pour contrer la crise. Tant le PS et Ecolo resteront dans ce cadre-là, on ne fera pas l’appoint. Dans les années à venir, nous espérons que ces deux partis se remettront en cause. Qu’ils se rendront compte qu’ils ont trop accompagné le libéralisme. Mais je ne vois aucun signe qui va dans cette direction pour l’instant.

On a sous-estimé le PTB ?

Oui, je crois. Certains sont étonnés de notre poussée importante. Ils nous prenaient pour le petit moustique mais le petit moustique est en train de devenir un vachement gros bourdon. Et il commence à déranger. Certains auraient voulu que nous soyons cantonnés dans un rôle de radicaux qui déblatèrent des discours inaudibles dans leur coin. Mais non, on vient avec des dossiers concrets ; On est d’accord ou pas avec le PTB mais on propose des débats documentés par notre service d’études. Voyez la fiscalité des entreprises : on a mis fin au discours unique que l’on entendait autrefois (« elle payent trop ») pour éclaircir et nuancer le débat : de grandes multinationales paient 0% d’impôt ou presque rien et des PME paient 25% ! C’est comme cela qu’on marque des points dans l’opinion.

Imaginons qu’il y ait une majorité abondant dans votre sens au niveau fédéral. Le gouvernement auquel vous participeriez devrait quitter l’Union européenne ?

Le cas de la Grèce a montré que la commission européenne bafoue la démocratie pour mettre en place une dictature de l’économie et du profit à tout prix. On a vu que cela pouvait aller jusqu’à enlever des prérogatives nationales à un pays souverain. Le combat sera donc très difficile mais politiquement c’est faisable. On a bien fait des « OPT- out » sur différents traités européens quand il s’est agi d’investir des milliards d’Euro pour renflouer les banques ! Il s’agissait pourtant d’aides d’État tout à fait évidentes. Et si on contourne les traités européens pour cela, on peut imaginer que ce soit possible de le faire aussi pour permettre des avancées sociales. C’est cela le débat. Et on n’est pas tout seuls ! Il y a une aussi une révolte qui monte dans les pays du sud de l’Europe. Les peuples grecs, espagnols, portugais, italiens… sont en train de bouger. La question n’est pas de sortir de l’Europe ou pas, la question c’est de changer l’Europe. Pour y arriver, il faudra une convergence des luttes au niveau européen, c’est-à-dire plus de synergie entre les mouvements qui incarnent la gauche radicale Mais aussi entre ces mouvements et la gauche syndicale. On y travaille.

Que « les lignes bougent » partout en Europe, n’est-ce pas utopique ?

Quand on a voulu obtenir la journée de huit heures en Belgique, il y a eu également des voix pour dire que c’était de l’utopie.

Qui diriez-vous aux patrons du Bel 20, si vous arrivez au pouvoir ?

Je leur expliquerais la nécessité de contribuer de manière solidaire à résoudre cette crise. Je constate qu’ils ont reçu beaucoup de cadeaux ces 25 dernières années, ce qui explique d’ailleurs l’explosion de leurs bénéfices. Quand on brasse des milliards comme cela, j’estime qu’une partie doit revenir vers la société.

Dans le monde que vous rêvez de construire, il y a encore des patrons du Bel 20 ?

Les grandes sociétés systémiques, celles dont le déraillement éventuel est porté par l’ensemble des contribuables, doivent revenir dans le giron public. Je pense au système bancaire, au système énergétique, aux transports publics. Il est inacceptable que des sociétés privées puissent se permettre de prendre des risques déraisonnables parce qu’elles savent, qu’en cas de problème, les citoyens seront mis à contribution pour les renflouer. De même qu’il est inacceptable que dans une démocratie, le pouvoir d’une multinationale soit plus important que celui de 11 millions de citoyens. Parallèlement, c’est surtout l’initiative publique qu’il faut relancer.

Il y a encore une place pour l’initiative privée ?

Evidemment.

Pour l’épicier du coin ou également pour de grosses sociétés qui fabriquent des biens de consommation ?

Pour les deux. Encore qu’il s’agisse de voir ce qu’on fabrique. Pour le « big pharma » par exemple, des multinationales produisent des médicaments avec le seul profit pour mobile. Cela doit être beaucoup plus cadré : la priorité, c’est la santé de personnes.

Est-ce qu’il faut mettre une limite à l’enrichissement personnel ?

Une échelle de 1 à 20, c’est la limite

Vous avez récemment débattu avec Paul Magnette de l’avenir de la gauche, il vous a convaincu ?

Cela m’a confirmé dans le constat que cet homme a deux facettes : d’une part, il y a le gestionnaire, le ministre-président de la Région wallonne. D’autre part, il y a le politologue de gauche qui semble convaincu et qui produit des réflexions intéressantes que, bien entendu, il n’applique pas quand il est au pouvoir. François Hollande avait entamé, lui aussi, un virage à gauche lors de la campagne qui l’a conduit à la présidence. Cela ne l’a pas empêché de trahir l’ensemble de ses engagements et de mener une politique de droite. Ce double langage de la social-démocratie écarte de plus en plus des personnes de la gauche traditionnelle.

Vous vous attendiez à vous trouver à 13 % d’intentions de vote en 2016 ?

Cela va plus vite que ce que l’on pensait, c’est indiscutable. Il y a deux ans, j’aurais signé à deux mains pour une telle progression. Sur le terrain, on sentait déjà que quelque chose était en train de se passer. Les citoyens ont découvert ce qu’apportait la présence de députés PTB au parlement. On reçoit énormément de messages de personnes qui disent que ça leur fait du bien d’enfin retrouver une voie de gauche au sein de l’hémicycle parlementaire. On vient de passer le cap des 10.000 membres. Il y a dix ans, nous étions 2500, c’est assez impressionnant !

Quel est votre prochain objectif ?

Percer en Flandre. On approche de la barre des 5 %. Cette région est beaucoup plus difficile. Non seulement elle est plus à droite mais il y a plus de partis, ce qui émiette l’électorat. Notre prochain objectif est de construire un groupe au parlement qui sera composé de cinq ou six élus néerlandophones et francophones. J’ajoute que c’est important pour les francophones qu’il y ait un parti pour mener le combat contre De Wever sur son terrain. Le PTB est un parti unitaire qui n’oppose pas les arguments d’une communauté contre une autre. C’est à la fois un avantage intellectuel et pratique sur les partis traditionnels.

Le paradoxe c’est que l’influence de votre parti unitaire contribue à la formation d’une carte politique de la Belgique fort divisée : au nord, une percée de l’extrême droite, au sud une percée de la gauche radicale…

C’est pour cela que nous voulons mettre beaucoup d’énergie dans le débat politique en Flandre. Il y a un peuple de gauche assez important dans cette région mais il cherche sa voie. L’histoire des scrutins électoraux en Europe a montré que des régions qui étaient traditionnellement de gauche pouvaient basculer à droite. L’inverse est envisageable aussi. Beaucoup de choses peuvent changer.

Dans l’électorat de Bart De Wever, des personnes pourraient être sensibles à vos arguments ?

Tout à fait ! Le vote N-VA est très nationaliste et de droite. Mais c’est aussi un vote anti-establishment. Ces voix de personnes qui sont dégoûtées et qui ne connaissent pas d’alternative ne sont pas perdues. C’est à nous de leur rendre espoir. Il y a un lien entre la désertion des banlieues ouvrières par la gauche traditionnelle et la croissance de l’extrême droite qu’on y a ensuite constatée. Je suis certain que nous pouvons affaiblir De Wever. A Anvers, nous sommes le quatrième parti devant l’Open VLD et le CDN/V, ce n’est pas rien. Nous sommes à 10% pour le grand Anvers. C’est un point essentiel que nous percions en Flandre pour 2019.

Et voilà donc la gauche radicale qui chasse sur les mêmes terres que la droite radicale, voire extrême, étant donné qu’en Flandre, la Vlaams Belang remonte ?

Les électeurs d’extrême droite ne viennent pas de Mars ! Parmi eux, il y a des travailleurs qui sont désillusionnés. Pour les dévier des vraies causes de leur mal-être, des partis les incitent à taper vers le bas plutôt qu’à comprendre ce qui se passe en regardant vers le haut. On va leur faire croire qu’il faut incriminer le chômeur, l’immigré. Et après ce sera la faute à qui ? Aux malades de longue durée ? Aux homosexuels ? Pour sortir de cette impasse, la gauche doit pouvoir redonner de l’espoir, faire rêver, montrer une vraie alternative. A l’image de ce qui a émergé dans les années ’30 avec la création d’un « Front populaire ». C’est de ce mouvement inédit qu’est née l’idée des congés payés, laquelle était jugée comme totalement irréaliste par la droite et les patrons. Malheureusement la gauche traditionnelle n’a pas autant d’ambition. Elle ne rêve plus, elle gère, elle veut rendre le cauchemar un peu moins horrible. Ce renoncement a abouti à ce qu’elle accepte des mesures de droite comme la chasse aux chômeurs. En Belgique, je voudrais le rappeler, les privatisations des services publics n’ont pas été votées par les libéraux mais des socialistes et des centristes, le CDH qui s’appelait encore PSC. La privatisation des services bancaires, de Belgacom, c’est eux. Cette incohérence idéologique nourrit l’extrême droite.

Sur une échelle « gauche-droite » comptant dix grades, si nous mettons le MR à droite sur le numéro 10 et le PTB à gauche sur le numéro 0, où situez-vous les autres partis francophones traditionnels ?

CDH à 7, le PS à 5. Ecolo sur le grade 5 aussi puisque les Verts ne sont ni de gauche ni de droite.

C’est donc un paysage politique plutôt à droite ?

Globalement, on baigne dans une pensée libérale. On n’arrête pas de nous bassiner avec des mots tels que compétitivité, efficacité, privatisation… Et pas rien qu’au fédéral. Ces mots-là sont également fort utilisés en Wallonie. Le plan Marshall, c’est un plan d’aide aux « clusters » et aux grandes multinationales qui sont présentes chez nous. Quelle est la plus-value de donner des millions à Google qui vient s’installer à Mons ? Actuellement, la Région wallonne s’inscrit dans le cadre des politiques libérales qui existent partout en Europe ! Le plan wallon pour la relance d’emploi et le plan flamand pour la relance d’emploi, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les fruits d’une pensée libérale dominante. Les politiques qui ont été décidées en France, que ce soit sous Sarkozy ou Hollande, ne sont guère différentes. Il y a une harmonisation des politiques qui sont menées en Europe. On fait partout la même chose. On accompagne le libéralisme.

Et donc vous préconisez la reconstruction d’un « Front populaire 2.0. » ?

Voyez ce qui se passe au Portugal, en Espagne, en Grèce, en Irlande. Les opinions basculent plutôt vers la gauche. Je sens l’expression d’une jeunesse qui désire croquer la vie à pleines dents et qui a envie de gauche. On est dans une des pires crises économiques, mais aussi politique, depuis l’après seconde guerre mondiale. C’est heureux que ce ne soit pas la droite extrême qui tire profit de toute cette rancœur, de ce sentiment de rébellion ressenti par les gens de ces pays-là.

Comment analysez-vous le regain d’intérêt régionaliste du PS ?

C’est une tentation de se replier sur son petit lopin de terre pour garder le maximum de pouvoir. A l’heure où l’Union Européenne décide de 60 % des législations nationales et régionales, c’est une illusion. Va-t-on vendre aux travailleurs qu’une Wallonie indépendante va produire plus de bonheur qu’une Belgique ? Je crois qu’on plus besoin d’élargissement que de repli. Il faut plutôt travailler à une convergence des luttes en Europe. Quand on voit le combat des Français contre la loi El Khomri et que l’on a chez nous un loi Peeters tellement proche, on comprend qu’on a plein de points communs. Un repli sur soi de la gauche ne lui donnera jamais un meilleur rapport de force.

Selon une recommandation récente de la Banque nationale de Belgique (BNB) le gouvernement fédéral devrait trouver 8 à 9 milliards d’euros d’ici à 2018, si la Belgique veut préserver son objectif d’équilibre budgétaire… Que feriez-vous à la place de Charles Michel ?

Je mets en place la taxe des millionnaires chère au PTB ! Elle devrait rapporter 7 à 8 milliards. C’est une mesure pratiquement réalisable et très raisonnable : elle se limite à payer une contribution supplémentaire à 2 % de la population. Soit les 88.000 familles qui dans ce pays possèdent plus de 1,5 millions d’euro de patrimoine.

On vous rétorque parfois que les très riches vont s’enfuir ?

Ce n’est pas parce qu’on a introduit un impôt sur la fortune dans leur pays que leurs alter ego français l’on fait ! 98% des personnes assujetties à l’ISF sont restées en France.

Cela implique un cadastre des fortunes ?

Contrairement à ce qu’on entend parfois, techniquement ce n’est pas très difficile à organiser. Pour les salariés -il suffit de se connecter à « Tax on web » pour le constater-, l’État sait déjà à la virgule près ce qu’ils gagnent. Par ailleurs, les actions sont nominatives et les banques disposent de toutes les données relatives aux patrimoines. Il suffirait d’un peu de volonté politique pour créer un cadastre des fortunes mais elle n’existe pas dans les partis traditionnels.

Cette nouvelle contribution serait-elle importante pour les personnes concernées ?

1% sur les patrimoines de plus de 1 million d’euro, plus une exonération du domicile à hauteur de 500.000 euros. Si vous avez un patrimoine de 1,5 millions en ce compris votre maison, vous devriez payer 1.000 euro d’impôt supplémentaire. Pour les patrimoines de plus de 2 millions d’euros, la taxe s’élèverait à 2% et elle serait à 3% pour les patrimoines supérieurs à 3 millions d’euro. Les plus grandes fortunes payeraient donc le plus. Cela représenterait quelque chose comme 50.000 euros pour des familles qui dispose de 1 à 2 milliards de patrimoine. C’est donc une contribution toute relative pour les intéressés.

Fuir le pays pour ne pas payer cette taxe, ce serait pingre ?

Ce serait incivique ! Mais on a fait tellement de cadeaux à certaines personnes qu’elles veulent toujours plus d’argent !

Pourquoi y-a-t-il tant de blocages sur cette question d’un ISF à la Belge ?

On entre là dans une guerre idéologique. Le milliardaire américain Warren Buffett l’a déclaré : il y a effectivement une guerre de classe entre les riches et les pauvres. Et c’est les riches sont en train de la gagner. Charles Michel a choisi son camps en donnant de plus en plus aux plus riches. Aujourd’hui, on ne fait payer que les travailleurs : « Sire, taxons les pauvres, ils sont plus nombreux ! » Cela, nous renvoie à l’exercice de la politique au temps de Colbert.

Plutôt qu’une « taxe sur les millionnaires », on annonce de nouvelles économies dans le budget de la sécurité sociale. Qu’en dites-vous ?

On veut couper dans la sécu alors que c’est un système de redistribution entre les travailleurs. C’est notre caisse à nous ! Charles Michel n’a pas le droit d’aller prélever 7 à 8 milliards dans cette caisse ! On va se lancer dans la chasse aux malades de longue durée ? On est déjà dans l’une des économies les plus productives du monde avec comme corollaire que de plus en plus de gens qui sont en burn out à 45 ans. Qu’est-ce qu’on faire ? On va commencer à les dénoncer ? Pour moi ce qui se prépare est indécent. On va devoir se battre dans les semaines et les mois à venir !

L’économiste Jacques Drèze évoquait récemment la nécessité d’un investissement massif d’argent public pour relancer l’économie. Ce point de vue keynésien n’est évidemment pas pour vous déplaire ?

Non, bien entendu. Mais je constate dans le même temps que l’Europe interdit toute forme d’investissement d’argent public ! En Belgique, alors que la Cop 21 nous invite à investir massivement dans les transports publics, on réduit de 3 milliards d’euro le budget de la SNCB, soit 20% du budget total ! Résultante : 800 km de voies vont être supprimées ! Il faut changer de cap, c’est vital pour l’environnement mais aussi pour notre économie. La taxe des millionnaires pourrait servir à augmenter les pensions, ce renforcerait le pouvoir d’achat des plus anciens d’entre nous. C’est pour cette même logique d’entretien du pouvoir d’achat que nous nous sommes opposés au saut d’index et que nous sommes favorables à ce que les travailleurs reçoivent de salaires plus élevés.

Mais vous ne pouvez contester que les plus petits revenus été augmenté via le « tax shift » ?

Le discours du gouvernement sur ce thème est tronqué ! Il faut aussi prendre en compte les augmentations de TVA et des accises, intégrer l’impact du saut d’index. La plupart des revenus sont en diminution avec le tax-shift ! Pour les revenus les plus bas, il ne s’agit que d’un rattrapage alors que l’enveloppe « bien être » était déjà en retard de 25 ans… Il y a donc un mensonge éhonté du gouvernement sur ce point. Et puis, qu’est-ce que j’en ai à faire d’avoir 20 euros en plus via ma fiscalité si je dois payer 50 euros en plus de TVA sur mon électricité ? Les gens ne sont pas cons tout de même ! Il faut arrêter cela !

Si vous êtes un jour dans une majorité au fédéral, que faites-vous du roi ?

Nous sommes républicains. Nous ne comprenons pas qu’un reliquat du moyen-âge soit toujours présent. Cela dit, il y a d’autres priorités que de s’attaquer à une fonction royale qui n’a en réalité que très peu de pouvoir résiduel.

La gauche-caviar, c’est quelque chose qui existe ?

Oui, une élite de la gauche s’est formée et, baignant dans le monde économique, elle s’est coupée des réalités du terrain. Elle a adopté aussi les standards de vie de l’élite et elle s’est éloignée des conditions de vie concrètes des travailleurs qu’elle dit représenter. Cela crée beaucoup de désillusions dans le peuple de gauche.

Si vous deviez qualifier Charles Michel en un minimum de mots ?

C’est un suiviste. Il applique la politique libérale européenne.

François Hollande ?

C’est un suiviste. Il applique la politique libérale européenne. (Il éclate de rire)

Bart De Wever ?

Rupture conservatrice. La volonté d’un retour à une société élitiste où c’est la loi du plus fort qui dicte tout. De Wever, c’est Thatcher avec le nationalisme en plus. Il s’inscrit dans une logique guerrière qui m’inquiète.

Mao ?

La Chine moderne ! Mais aussi d’énormes erreurs et un modèle non applicable à l’Europe, c’est évident.

Le pape François ?

Le souffle chaud de l’Amérique latine. Il y a des lignes qui bougent dans cette région du monde et il en est le fruit.

Staline ?

Dictateur. Mais aussi la victoire sur le fascisme.

Quel est le documentaire que vous avez préférez « Merci Patron » ou « Demain » ?

J’ai bien aimé les deux mais ma préférence va à « Merci Patron ! ». François Ruffin aborde la question du nécessaire combat que l’on doit mener contre l’élite politique et économique. « Demain » est bien sûr un film génial en ce qu’il propose énormément de pistes mais il donne l’illusion que celles-ci pourront être mise en œuvre sans résistance des forces de la finance.

Un procès que vous avez gagné contre l’Etat a démontré que, naguère, vous aviez été mis sur écoute. Pensez-vous l’être encore aujourd’hui ?

Indiscutablement ! Naguère, il fallait encore un juge d’instruction qui décidait de la mise sous écoute, ce qui avait été le cas pour moi. Aujourd’hui avec les lois visant à lutter contre les organisations terroristes, ce n’est même plus nécessaire. Je pars du principe que notre entretien est écouté (il rit). Je rappelle que la sûreté de l’Etat a des dossiers sur 1,5 million de belges. Si on retire les enfants, cela fait un Belge sur 4. Il ne faut donc pas beaucoup de choses pour être pris dans les filets. Pour moi, c’est évident qu’il y a un grand « Big Brother » belge qui est en train de se mettre en place.

Est-ce que vous avez un jour dans votre vie à prendre les armes ?

Non. Mais à une autre époque, j’espère que j’aurais eu le courage de le faire. Par exemple, pour rejoindre la résistance belge pendant la seconde guerre.

Ne craigniez-vous pas de devoir dire un jour à vos électeurs, comme l’a fait Di Rupo, que vous avez le « cœur qui saigne » ?

C’est justement ce que je veux éviter. La question stratégique de la participation de la gauche au pouvoir est un enjeu très important. Il faut peser réellement sur la balance. C’est ce que Di Rupo n’a pas compris.

Mais voyez ce qui se passe en Grèce avec Syriza dont vous avez soutenu l’arrivée au pouvoir ?

Ce n’est pas la vocation de la gauche d’appliquer l’austérité. Le premier ministre grec aurait dû démissionner en constatant qu’il n’avait pas de marge de manœuvre. Il a cru que Matteo Renzi et François Hollande allaient le soutenir, ce qui revenait à faire preuve d’une certaine naïveté par rapport à la social-démocratie et aux institutions européennes. Il a cru qu’il y avait une petite marge démocratique mais en fait la Grèce a été livrée à une véritable dictature financière. Ce pays a été menacé d’être privé de liquidités bancaires, c’est un acte très violent. Une attaque comparable à ce qu’à subit Salvador Allende dans les années ’70 au Chili. Le gouvernement belge ne tiendrait pas trois jours s’il était privé de ses liquidités bancaires.

La Grèce aurait dû quitter l’Europe ?

Ce n’était pas à elle de faire le pas mais si la Grèce avait été exclue par l’U.E et qu’il fallait passer par là pour qu’elle préserve son indépendance, elle aurait eu notre soutien.

On revient à une précédente question : vous avez votre majorité au niveau fédéral et l’Europe bloque la politique que vous voulez mettre en œuvre…

Ce serait alors l’Europe qui nous exclurait mais on ne s’exclurait pas de nous-mêmes. De plus, ce rapport de force ne serait peut-être que provisoire. Je crois à une convergence des luttes Europe qui conduira à un changement radical. Si la solution pour pouvoir vivre comme peuple libre était d’être exclu temporairement, nous l’accepterions. Ce serait alors une décision de l’Union Européenne, pas des peuples qui composent l’Europe.

En Belgique, on actuellement une majorité fédérale relativement homogène au niveau de l’idéologie politique. Cela n’éclaircit-il pas le débat par rapport à des coalitions précédentes qui rassemblaient des socialistes et des libéraux ?

La régression sociale est trop importante pour se réjouir de cet éclaircissement du débat. De toute façon, les gouvernements antérieurs dont vous parler ont appliqué beaucoup de politiques de droite. On n’a donc pas besoin d’une telle majorité pour se rendre compte des dégâts que cela provoque. Le plan global était de droite. Pourtant les libéraux n’étaient pas au pouvoir à l’époque où il fut mis en œuvre. L’un des problèmes de la Belgique et de l’Europe, c’est ce consensus mou idéologique qui consiste à accompagner le libéralisme.

Y-a-t-il un livre que vous avez lu récemment et qui vous a marqué ?

Une biographie de Garibaldi écrite par Max Gallo. J’aime le côté un peu téméraire du personnage. Il a osé aller à contre-courant en Italie pour établir un nouveau rapport de force. J’adore découvrir des parcours de vie, cela permet de comprendre pas mal de choses.

Vous pourriez faire autre chose que la politique ?

Ma courte expérience comme prof de sciences dans l’enseignement secondaire m’a bien plu. Ce serait une reconversion possible. La fonction de député n’est qu’une des tâches plurielles d’une carrière de militant. Je ne veux pas être parlementaire toute ma vie, il y a d’autres gens, d’autres lieux à découvrir.

Il semblerait que vous ayez un peu de mal à évoquer votre expérience africaine ?

Pas du tout ! Cela a été une expérience très forte pour moi.

En lien avec le régime en place ?

Non. Pour moi, c’était important d’aller voir ce qui se passe dans une autre partie du monde où l’économie mondiale triomphante a fait beaucoup de ravages. C’était important aussi dans le développement d’une vision à propos de notre européocentrisme. J’ai découvert des peuples en lutte. Humainement, j’ai laissé beaucoup d’amis là-bas. J’ai été choqué par la misère. J’ai enterré plus de personnes en Afrique que dans les 21 années précédentes que j’avais vécues en Europe.

Mais que faisiez-vous ?

De la coopération au développement, notamment la participation à des soins de santé dans certains quartiers de Kinshasa. A cette époque, j’ai fait pas mal de conférences sur l’économie mondialisée, la politique américaine dans le monde, alors qu’on était en pleine guerre d’Irak.

Est-ce que le fait d’avoir une ambition personnelle pourrait être contradictoire avec le fait de mener un combat collectif ?

C’est une synergie. L’ambition personnelle est au service du collectif. J’ai toujours dit que ma carrière politique n’était pas une finalité en soi. Je n’ai jamais eu l’obsession d’atteindre des sommets.

Cela ne vous empêche pas d’atteindre des objectifs ?

C’est peut-être justement parce que j’avance sans trop de pression. Si j’ai des ambitions fortes, c’est plutôt au niveau collectif.

Un jour, vous serez ministre ?

Cela dépendra de l’accélération de l’histoire. Mais je ne sais pas si je serais un bon ministre ! Je crois que j’incarne bien cette résistance de gauche en Europe et en Belgique en 2016. Cela dit, il y a plein d’autres fonctions qui permettent de servir le collectif.

Est-ce que des partis concurrents vous ont déjà fait des appels du pieds ?

Bien sûr, certains m’ont déjà dit qu’ils regrettaient que je sois au PTB plutôt que dans un parti traditionnel. En même temps, je crois qu’on a compris que je suis un vrai militant et que je ne changerai pas de parti ! J’ai des principes. Devenir député n’a jamais été une finalité pour moi.

Vous pourriez un jour retourner dans l’ombre ?

Oui, cette envie est présente. Il y a un poids à porter, une pression. J’espère que dans les 3 à 4 ans à venir, il y aura une plus grande diversité de porte-parole du PTB et qu’ils pourront exister sur le plan médiatique. On est encore un petit parti mais on a plein de membres qui ont un immense talent.

Ne présente-t-il pas l’écueil de devenir un « people » ?

Quand les gens me rencontrent, que ce soit à Bruxelles ou à Liège, ils constatent qu’il n’y a pas de différence entre ce que je communique et ce que je suis. Tant que je pourrai être en accord avec moi-même, je continuerai.

Comment réagissez-vous à l’assassinat de la député travailliste Jo Cox ?

Cela fait froid dans le dos. C’est effroyable !

Des assassinats politiques, il y en a déjà eu en région liégeoise. Est-ce que vous craigniez pour vous-même ?

Je n’ai jamais reçu de menaces à ce jour. Mais notre histoire a montré que quand la gauche radicale commence à réellement déranger, à peser sur la vie politique, des forces plus ou moins obscures se mettent en branle. L’enquête réalisée sous la direction du Sénat à propos de l’assassinat du président du Parti communiste a montré l’implication de royalistes mais aussi de la haute finance. Quand je vois l’assassinat de Jo Cox, cela m’inquiète d’autant plus que l’on vit dans une époque où il y a banalisation de la violence.

Une époque qui a un parfum d’années ’30 ?

L’histoire ne se répète jamais à 100% mais il y a des points communs, à commencer par cette crise économique profonde et le fait qu’une partie de l’establishment économique est attiré par la droite radicale. On commence aussi à voir une réaction du peuple par rapport à cet état de fait. Maintenant, la spécificité de notre époque, c’est la mondialisation de l’économie mais aussi celle des idées ; Les interconnexions plus grandes entre les peuples de différents pays peuvent déclencher des réactions en chaîne.

L’histoire sociale n’avance-t-elle pas à reculons ?

Tout à fait. Le modèle des années ’60 avec une redistribution des richesses en Europe occidentale -alors que dans les pays du tiers-monde la situation restait très pénible- était plus favorable. Le patronat acceptait alors la logique « 1/3, 1/3, 1/3. » Pour les travailleurs, pour la sécurité sociale, pour le patronat. Ce modèle-là qui était né après la seconde guerre mondiale s’est effondré avec la chute du mur de Berlin. La peur du rouge s’est évanouie et on s’est retrouvé dans un monde unipolaire au niveau géostratégique, politique et économique. Cela a évidemment débouché sur une remise en cause de conquêtes sociales. L’enjeu est aujourd’hui de résister à ce retour de manivelle de l’histoire, à ce rouleau-compresseur.

Désormais, en tous cas en Belgique francophone, c’est vous qui incarnez « la peur du rouge » ?

J’aimerais bien ! J’aimerais bien que les travailleurs reçoivent des augmentations de salaires grâce au PTB ! Mais il y a un rapport de force global à construire. Il ne suffit pas de monter dans les sondages qui sont néanmoins un baromètre de la colère des gens au niveau socio-économique. On le voit dans les pays du sud de l’Europe. Les forces qui sont en face des travailleurs sont très puissantes. C’est un establishment européen très fortement en place, des multinationales. Les lignes sont en train de bouger mais ce n’est pas avec quelques bons sondages que l’on va dire qu’on est arrivé, il faut être réaliste. Si les citoyens ne se mobilisent pas, s’ils ne s’informent pas, ce ne sera pas 5 ou 6 députes PTB au fédéral qui pourront provoquer un changement radical. Il faut se bouger ! C’est un mouvement très large dont on a besoin : pas seulement d’un vote dans deux ou trois ans. Depuis longtemps, on met dans la tête des gens que voter cela suffit, eh bien non ! Les forces qui sont en face de nous sont très puissantes.

Est-ce qu’à votre discours sur la démocratie correspond encore une rigidité dans la gestion interne de votre parti ?

Il n’y a pas de rigidité. Il suffit d’interroger des membres de base du PTB pour s’en rendre compte. Il y a énormément de débats internes au sein du PTB. Ce parti n’est pas un bloc monolithique. La situation du monde est tellement complexe que, forcément, elle suggère de larges discussions. Ce qui nous caractérise, c’est qu’il n’y a pas de droit de tendance qui permettrait à tout un chacun de construire son petit parti dans le parti. Il y a donc, après le débat interne, une unicité dans le discours. C’est une question d’efficacité et de morale. Pourquoi faudrait-il donner à des membres que seraient plus médiatisés que d’autres une possibilité de jouer cavalier seul ? Ce serait alors la démocratie du plus fort, celle des plus grandes gueules, de ceux qui ont accès aux médias de masse.

Vous accepteriez de vous rendre dans un jeu télé comme l’a fait De Wever ?

S’il y a moyen de transmettre un message minimum sur ce que l’on défend, why not ? Mais à partir du moment où cette forme d’expression viendrait à remplacer le débat politique, il y aurait un véritable danger.

On parle beaucoup de « l’allocation universelle » Le PTB y est favorable ?

Si c’est pour permettre aux patrons de ne plus donner que des compléments de salaire, je ne suis évidemment pas d’accord. Mais si on ne menace pas la sécurité sociale et les mécanismes de solidarité, je trouve plutôt positif qu’un débat s’ouvre autour d’une meilleure répartition des richesses dans la société et d’une réduction du temps de travail.

Un café chez Raoul Hedebouw
Un café chez Raoul Hedebouw

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible en PDF sur ce site, un article publié dans Paris Match (Belgique) le 9 juin 2016.

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Sommes-nous seuls dans l’univers ? Y-a-t-il de la vie au-delà de notre système solaire ? Sur ces « exoplanètes » que les astronomes découvrent depuis le milieu des années 1990 ? L’astrophysicien Michaël Gillon fait partie de ces explorateurs du XXIe siècle qui cherchent une soeur jumelle à notre Terre. Avec son équipe de l’Université de Liège, dans le cadre du projet « Trappist », ce scientifique belge a récemment découvert trois planètes qui nourrissent, comme nulles autres auparavant, l’espoir de découvrir les indices, voire la preuve d’une vie extraterrestre.

Vie extraterrestre : l'espoir d'une preuve
Vie extraterrestre : l'espoir d'une preuve
Vie extraterrestre : l'espoir d'une preuve

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Un article publié dans Paris Match (Belgique), le 9 juin 2016.

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Avec mon collègue photographe Ronald Dersin, nous nous sommes rendus en reportage à Saint-Georges-sur-Meuse au lendemain du terrible accident qui a coûté la vie à trois personnes. C’est avec stupeur que nous avons appréhendé l’ampleur du choc devant ce convoi littéralement éventré. L’avant de la locomotive de tête est écrabouillé comme l’aurait été une boîte de conserve passée dans un broyeur. Une vision d'apocalypse. Que s'est-il passé? Quelles sont les responsabilités? Espérons pour les familles touchées par ce drame que le calvaire ne soit pas rendu plus difficile encore par une trop grande lenteur de l'instruction des faits (voir l'accident de Buizingen...).

Une vision d'apocalypse

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible en PDF sur ce site. "Derrière les murs de Jamioulx", une enquête publiée dans Paris Match, le 19 mai 2016.

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La vie dans une prison belge

La prison, ce n’est pas le Club Med et cela s’entend fort bien. Mais dans un Etat de droit, il est tout à fait intolérable qu’elle soit ce que nous décrivent ces ex-détenus rencontrés par Paris Match. Ils ont tous séjourné au sein l’établissement pénitentiaire de Jamioulx (Charleroi). Toutefois, cette enquête aurait pu se diriger vers une autre prison, car c’est bien un système qui est en cause, une politique de désinvestissement dans la justice menée par une succession de gouvernements belges. Glanés au gré de multiples rencontres, les propos de ceux qui ont vécu un « prison break » en bord de Sambre sont très inquiétants. Où il est question de trafics divers, de peur et d’humiliations, de règlements de compte et de passages à tabac entre détenus, de consommation de drogue dure en cellule, de promiscuité, d’oisiveté, de passe-droits, de corruption de fonctionnaires, de nourriture infecte, d’hygiène défaillante, de rats et de cafards…

La vie dans une prison belge
La vie dans une prison belge
La vie dans une prison belge

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Exclu www.michel bouffioux.be

Un seul changement par rapport au mois précédent et il est clairement lié à l'actualité : un regain d'intérêt pour le long entretien avec Joëlle Milquet rédigé en septembre 2011. Par ailleurs, la grande confession de Claude Moniquet continue, d'évidence, à beaucoup interpeller.

1. Claude Moniquet : le journaliste était un espion

2. Julie et Melissa : 20 ans après

3. Joëlle Milquet : « Je suis une femme d’Etat avant d’être une femme de parti »

4. Charles Michel : « J’assume totalement la politique que je veux mener »

5. L’histoire oubliée : Quand les migrants étaient belges

6. Laurent Minguet, Le plus vert des entrepreneurs belges :

7. A Arlon, les juifs et les musulmans aiment vivre ensemble

8. Guy Peiffer : « J’avais une belle gueule de coupable »

9. Mohamed Aziz : « Ces gens sont des ennemis de tous, des ennemis de l’humanité »

10. CMI : Quand les Belges domptent le soleil.

Le mois précédent (mars 2015-mars 2016)

1.Claude Moniquet, le journaliste était un espion.

2. Julie et Melissa : 20 ans après.

3. Charles Michel : « J’assume totalement la politique que je veux mener ».

4. L’histoire oubliée : Quand les migrants étaient belges.

5. Joëlle Milquet : « Je suis une femme d’Etat avant d’être une femme de parti ».

6. Laurent Minguet, Le plus vert des entrepreneurs belges.

7. A Arlon, les juifs et les musulmans aiment vivre ensemble.

8. Guy Peiffer : « J’avais une belle gueule de coupable ».

9. Mohamed Aziz : « Ces gens sont des ennemis de tous, des ennemis de l’humanité".

10. CMI : Quand les Belges domptent le soleil.

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible en intégralité sur ce site (voir plus bas, le lien vers le PDF). Un article paru dans Paris Match (Belgique) le 28 avril 2016.

Je désirerais n’écrire que des histoires comme celle-là. Des histoires d’hommes, de femmes qui se tendent la main. Solidaires. Créant des ponts et donc l’espoir. Au printemps 2014, j’ai rencontré Marie Peter-Collas à Briscol, un hameau dans le Luxembourg belge. Une femme formidable. Elle avait 100 ans. Ce n’était pas le sujet de la rencontre, mais cette dame me parla de « sa petite Betty » qu’elle avait accueillie pendant la seconde guerre mondiale. Une enfant juive qu’elle éleva comme sa fille pendant 2 ans, évitant ainsi qu’elle se retrouve dans les convois conduisant vers les camps d’extermination nazis… Marie et son mari Thomas n’avaient pas encore été reconnus « Justes parmi les Nations ». C’est désormais le cas et une cérémonie a eu lieu ce 19 avril 2016, à Bruxelles, en présence de Madame l’Ambassadeur d’Israël, pour honorer les Peter et d’autres « Justes » belges récemment reconnus. Quelques 25.000 Juifs ont été sauvés par plus de 1700 Belges pendant la guerre. J’ai réalisé une petite vidéo de 3 minutes pour introduire la lecture de cet article publié le jeudi 28 avril dans Paris Match (Belgique). Résistons à ce qui nous divise, voyons ce qui nous rassemble !

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Juste comme Marie
Marie Peter-Collas, Joseph Peter et Elisabeth Lembergier (Betty) à Briscol pendant la guerre.

Marie Peter-Collas, Joseph Peter et Elisabeth Lembergier (Betty) à Briscol pendant la guerre.

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Exclu www.michel bouffioux.be

1.Claude Moniquet, le journaliste était un espion.

2. Julie et Melissa : 20 ans après.

3. Charles Michel : « J’assume totalement la politique que je veux mener ».

4. L’histoire oubliée : Quand les migrants étaient belges.

5. Joëlle Milquet : « Je suis une femme d’Etat avant d’être une femme de parti ».

6. Laurent Minguet, Le plus vert des entrepreneurs belges.

7. A Arlon, les juifs et les musulmans aiment vivre ensemble.

8. Guy Peiffer : « J’avais une belle gueule de coupable ».

9. Mohamed Aziz : « Ces gens sont des ennemis de tous, des ennemis de l’humanité".

10. CMI : Quand les Belges domptent le soleil.

Le mois précédent (février 2015- février 2016)

1. Julie et Melissa : 20 ans après

2. Charles Michel « J’assume totalement la politique que je veux mener ».

3. L’histoire oubliée : Quand les migrants étaient belges.

4.Joëlle Milquet : « Je suis une femme d’Etat avant d’être une femme de parti ».

5. Claude Moniquet, le journaliste était un espion.

6. Laurent Minguet, le plus vert des entrepreneurs belges.

7. Arlon, les juifs et les musulmans aiment vivre ensemble.

8. Guy Peiffer : « J’avais une belle gueule de coupable ».

9. CMI : Quand les Belges domptent le soleil.

10. Raymonde Le Lepvrier, entretien à cœur ouvert.

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

En intégralité désormais sur ce site, cet entretien publié dans Paris Match Belgique, le jeudi 31 mars 2016.

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Consultant dans des projets informatiques pour une grande banque belge, Dominique Denoël, 38 ans, était à bord du métro qui a explosé en plein centre du quartier européen. Souffrant de graves brûlures et de blessures liées à des éclats de verre et de métal, il s’en est sorti. Pacifiste dans l’âme, cet homme condamne le terrorisme mais il invite aussi à réfléchir sur le terreau d’injustice qui, dans ce monde, nourrit la violence sous des formes très diverses. Soigné au Centre des grands brûlés du Grand Hôpital de Charleroi, il veut dire aussi que sa vie ne s’est pas arrêtée à la station Maelbeek. Que, d’une certaine manière, elle recommence. Elle commence peut-être. Autrement.

Une vie après Maelbeek
Une vie après Maelbeek

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique
Mohamed Aziz : "Ce sont des ennemis de tous, des ennemis de l’humanité"

Désormais accessible en intégralité sur ce site, un entretien publié dans Paris Match (Belgique), le 24 mars 2016.

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A deux jours des attentats de Bruxelles, je publie dans Paris Match Belgique, un entretien avec Mohamed Aziz qui donne cours d’option philosophique à l’Université du Travail de Charleroi. D’origine marocaine, c’est un homme qui se veut multiculturel, ouvert sur les monde et sur les autres. C’est aussi un homme qui ose prendre la parole sans langue de bois. Il critique une certaine forme « d’explication » du terrorisme : « Perpétrer de tels crimes est inadmissible. Il faut arrêter de prendre en compte le discours de certains sociologues qui en arrivent presque à justifier cela par des facteurs de discrimination (…) « Il y a en Belgique, une Constitution, des lois, des droits, des possibilités de critiquer, de contester, d’avancer. Mais c’est un chemin, un combat, qui demande peut-être plus d’efforts pour certains que celui de fabriquer un détonateur » (…) (Ces terroristes) se battent pour quoi en fait ? Croyez-moi, le jeune marocain qui doit faire cinq kilomètres d’un chemin de montagne pour aller à l’école, il ne comprend rien à l’attitude de ces « révoltés » des pays riches. Rien n’est parfait bien sûr, il y a beaucoup à dire aussi sur le fonctionnement de l’ascenseur social en Belgique. Mais dans le même temps, il y a aussi des leviers, des possibilités qui existent pour progresser, pour s’instruire dans notre pays » (…) Si vous n’avez pas l’impression que vos droits sont respectés, il y a des voies qui existent pour les faire valoir dans un état de droit. Ouvrez-vous, étudiez. Il y a un avenir possible pour ceux qui le veulent avec force. Je connais des tas de personnes d’origine maghrébine qui sont juriste, médecin, enseignant, informaticien… Ce ne sont pas des extraterrestres ! Mais je constate que les poseurs de bombes sont souvent des repris de justice, des petits délinquants qui n’ont pas fait grand-chose avant de faire leurs grandes conneries ! (…) Des prédicateurs-arnaqueurs (se servent de la religion) pour manipuler des esprits fragiles. On les endoctrine. On les enferme. Alors qu’une ouverture sur le monde leur enseignerait qu’il n’y a en définitive que des êtres humains qui se ressemblent dans toutes les ethnies, dans toutes les communautés. D’ailleurs, je n’aime pas le mot de « communauté » (…) Je suis né au Maroc mais pour le reste, je suis un mélange de cultures : française, arabe, belge, anglo-saxonne… Je suis un homme dans le monde des hommes, un homme parmi les hommes, qui essaie d’agir avec une certaine bienveillance. Ces jeunes soi-disant révoltés devraient comprendre qu’il n’y a pas d’autre voie. »

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Ancien collaborateur du FMI, autrefois chef de cabinet adjoint de feu le Premier ministre Jean-Luc Dehaene, jusqu’il y a peu « chief economist » de la Banque Degroof (désormais fusionnée avec Petercam), chargé de cours à l’Université de Namur, Etienne de Callataÿ est l’une des grosses têtes de la finance en Belgique. Spécialisé dans la gestion de patrimoine, l’homme qui sait parler aux riches révèle une autre face sa personnalité complexe dans cet entretien accordé à Paris Match, celle d’un humaniste préoccupé de justice sociale et de bonne gouvernance européenne.

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Désormais accessible sur ce site en PDF. Un entretien publié dans Paris Match Belgique, le 17 mars 2016.

L'homme qui sait parler aux riches, un entretien inattendu avec Etienne de Callataÿ
L'homme qui sait parler aux riches, un entretien inattendu avec Etienne de Callataÿ
L'homme qui sait parler aux riches, un entretien inattendu avec Etienne de Callataÿ

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Au retour d’une mission d’étude en Afrique centrale, le glaciologue belge Denis Samyn est porteur d’une bien triste confirmation : l’agonie des derniers glaciers africains se poursuit, voire s’accélère. Dans quinze ou vingt ans ans, les photos inédites que nous confie ce scientifique seront des documents d’archives, des témoignages d’un monde disparu. Mais comme l’explique le chercheur, il ne s’agit là que du premier acte d’une tragédie planétaire : durant le XXIe siècle, voire durant le siècle suivant, même si l’homme réduit ses activités polluantes, à l’exception de quelques vestiges majeurs dans le Grand Nord et dans le Grand Sud, la plupart des glaciers de la Terre auront pratiquement fondu

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Désormais accessible en PDF sur ce site. Un entretien publié dans Paris Match Belgique, ce jeudi 17 mars 2016.

Images d'un monde (bientôt) disparu
Images d'un monde (bientôt) disparu
Images d'un monde (bientôt) disparu

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible en PDF sur ce site. Un reportage publié dans Paris Match (Belgique), le jeudi 3 mars 2016.

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Seize professeurs, une cinquantaine de chercheurs. Ils sont chirurgiens, ingénieurs, neurologues, orthopédistes, kinésithérapeutes, psychologues, philosophes… Coopérant au sein du « Louvain Bionics » de l’Université catholique de Louvain, un centre d’expertise unique en Europe, ils additionnent leurs compétences pour faire avancer la recherche en matière de science du mouvement et de robotique médicale. Développant des prothèses bioniques pour des personnes amputées, des robots d’assistance aux actes chirurgicaux ou encore des robots interactifs qui aident au rétablissement des patients cérébro-lésés, ces savants belges ont déjà un pied dans le futur. Les ressources les plus avancées de la technologie sont mises au service de la médecine pour réparer les corps, pour améliorer et prolonger la vie.

"Les plus de 40 ans se souviennent des aventures du colonel Steve Austin. Pilote d’essai pour la NASA, l’homme est grièvement blessé lors d’un atterrissage en catastrophe. Certaines parties de son corps, le bras droit, les jambes et l’œil gauche, sont remplacées par des prothèses bioniques. Ainsi naît au milieu des seventies. « L’homme qui valait trois milliards », un homme augmenté, plus rapide, plus fort, voyant plus loin. Un homme de fiction. Pour combien de
temps encore ?"

On aura tous quelque chose de Steve Austin
On aura tous quelque chose de Steve Austin
On aura tous quelque chose de Steve Austin

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Humo

L'entretien avec Rita Henkinet est également à lire dans Humo cette semaine.

Moord uit Liefde
Moord uit Liefde

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

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Désormais accessible sur ce site. Un reportage publié dans Paris Match Belgique, le jeudi 18 février 2016.

Police scientifique : les experts belges se racontent

Grâce aux progrès constants de la science, les experts en criminalistique sont devenus plus que jamais des acteurs incontournables des enquêtes judiciaires. De plus en plus, c’est eux qui, au-delà des témoignages, des recoupements et des aveux, font office d’arme fatale pour les magistrats en quête de preuves. Beaucoup de ces petits génies qui savent faire parler les pièces à conviction les plus infimes travaillent au sein de l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) dans la périphérie de Bruxelles, une organisation qui affiche fièrement son slogan : « Obtenir beaucoup avec peu ». De quelle manière ? Jusqu’où peuvent-ils aller ? N’ayant rien à envier à leurs « confrères » des séries américaines, les experts belges se racontent dans Paris Match.

Police scientifique : les experts belges se racontent
Police scientifique : les experts belges se racontent
Police scientifique : les experts belges se racontent

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais disponible sur ce site, un entretien publié le 11 février 2016 dans Paris Match Belgique.

Les vies d’Audrey (26 ans) et Arnaud (24 ans) étaient handicapées par une infirmité motrice cérébrale, cause de souffrances psychologiques et physiques. Le 2 mars 2013, Rita Henkinet, leur maman, une infirmière habitant à Rocourt, leur a administré des médicaments et les a étouffés dans leur sommeil. Elle a ensuite absorbé des barbituriques pour mourir avec eux. In extremis, elle a survécu. Rita Henkinet sera jugée par la Cour d’assises de Liège pour homicides volontaires avec préméditation. Son procès commence ce lundi 22 février 2016.Dans cet entretien, le seul qu'elle a accordé dans les jours précédents le débat judiciaire, elle parle d’une « histoire d’amour », d’un « devoir d’assistance ». « Ce n’est pas la vie que je leur ai ôtée, c’est leurs souffrances que j’ai éteintes. »

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Rita Henkinet : "Ce n’est pas la vie que je leur ai ôtée, c’est leurs souffrances que j’ai éteintes"
Rita Henkinet : "Ce n’est pas la vie que je leur ai ôtée, c’est leurs souffrances que j’ai éteintes"
Rita Henkinet : "Ce n’est pas la vie que je leur ai ôtée, c’est leurs souffrances que j’ai éteintes"

Vidéo de présentation de l'article paru ce 11 février 2016 dans Paris Match (Belgique)

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Exclu www.michel bouffioux.be

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Publié le par Michel Bouffioux
Publié dans : #Paris Match Belgique

Désormais accessible sur ce site, un article publié dans Paris Match (Belgique), le 14 janvier 2016.

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Béatrice, la douleur de l'absence

Il y a un peu plus d’un an, l’enlèvement et le meurtre de Béatrice Berlaimont avaient provoqué un vif émoi en Belgique. Pendant longtemps, sa maman s’est tue. Les mots lui manquaient, le choc n’était pas dicible. Le temps n’était pas venu. Dans un entretien qu’elle a accordé à Paris Match, épaulée par Klaus, son compagnon, Isabelle parle de sa fille disparue et de la vie sans elle. A propos de celui qui a commis l’irréparable, elle n’émet qu’un seul vœu, même si elle sait qu’il est vain au regard de la législation belge : « Il ne devrait plus jamais sortir de prison. »

Béatrice, la douleur de l'absence
Béatrice, la douleur de l'absence

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