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Le site de Michel Bouffioux

Mactac: “On veut transformer les victimes en coupables” (25/11/2010)

Publié le 25 Novembre 2010 par Michel Bouffioux in La Dernière Heure

Les propos d’un responsable de la FGTB scandalisent Daniel

 

- Article publié par Michel Bouffioux, dans "La Dernière Heure", le 25 janvier 2010 -

 

michel-victimes.jpgBruxelles. Daniel a été très choqué par les propos d’un secrétaire régional de la FGTB. Lors d’une conférence de presse, mardi, Philippe Piton, secrétaire régional de la FGTB-Centre, minimisait la portée de l’affaire Mactac. “La presse est en train de monter en épingle ce qui est en fait un règlement de comptes. Nous ne justifions pas les faits, qui sont inexcusables même si d’autres faits également déplorés sont des pratiques courantes dans le monde industriel. Mais Daniel Mignon n’était pas le dernier à se livrer à ce genre d’actes, au contraire. Une plainte a d’ailleurs été déposée contre lui par un collègue. Après avoir discuté avec les ouvriers, il ressort que cette scène apparaît donc comme un règlement de comptes. Au début du film, on entend même la victime rigoler.”

 

Parallèlement, l’un des auteurs, Lucien J., celui qui a filmé les images de la honte, se plaignait de sa propre souffrance, de sa dépression, de ces 239.000 euros net d’indemnité…

 

Daniel que nous avons pu joindre ce mercredi qualifie ces sorties médiatiques “d’immondes”. “Bientôt, ce seront les victimes qui deviendront les coupables. C’est odieux” , nous déclare-t-il. “D’une part, on minimise ce que j’ai vécu et, de l’autre, on me dénigre avec des mensonges. Moi, je n’ai jamais harcelé personne ! Contrairement à ce que dit M. Piton, il n’y a jamais eu de plainte déposée contre moi pour de tels faits. En novembre 2003, j’ai dénoncé les violences dont j’étais l’objet à la médecine du travail… En réaction, quelques semaines plus tard, mon principal harceleur est allé à la police pour déposer une plainte contre moi. Celle-ci n’avait aucun fondement. Il me reprochait un refus d’ordre ! C’était tout à fait surréaliste.”

 

L’homme est aussi indigné par certains commentaires de M. Piton sur le fameux film de la palette. “Selon lui, je ne me débats pas assez, je ne crie pas assez fort et d’ailleurs je ris ! C’est vraiment un scandale d’entendre des paroles pareilles dans la bouche d’un syndicaliste. Le film ne montre pas ce qui précède. Quand on me saute dessus, qu’on m’immobilise, qu’on m’emballe les jambes. Bien sûr que je me suis débattu mais à partir d’un certain moment quand vous être pris dans un tel piège, il vaut mieux ne plus trop se révolter pour éviter plus de casse encore. Cette scène n’est pas un règlement de comptes ou un bizutage. C’est une agression gratuite, méchante et humiliante. Une agression parmi beaucoup d’autres dont j’ai été victime parce que j’étais devenu la tête de Turc de quelques meneurs dangereux et sans scrupules. Je ne ris pas sur cette cassette que je n’ai pas la force de revoir. J’ai peut-être un rictus de honte et de peur, ce n’est pas la même chose. Je trouve cela incroyable que c’est moi qui suis conduit à devoir me justifier de ce qui se passe sur le film !”

 

Daniel dénonce aussi qu’on lui prête des amitiés qu’il n’a pas eues : “C’est faux de dire que je continuais à fêter la Saint-Eloi avec ces personnes après mon agression. La dernière fois que j’ai participé à ce type d’événement avec les gens de Mactac, c’était en 2000. C’est faux de dire que j’entretenais des liens privilégiés, des liens d’amitié avec certains agresseurs, tel ce Lucien J. Je suis révolté par tous ces mensonges qui visent à me nuire. Cela ne cessera donc jamais ! N’y-a-t-il pas un moment où certains auront des remords ? À part la fellation et la sodomie, j’ai tout subi dans cet enfer. Ces dénégations stupides, relayées par un syndicaliste, m’y font replonger. C’est insupportable, ce qui se passe là est vraiment immonde.”

 

Mercredi matin, un appel téléphonique a toutefois mis du baume au cœur de la victime : “Anne Demelenne (NdlR : secrétaire générale de la FGTB et présidente de la FGTB wallonne) a longuement conversé avec Chantal, mon épouse. Elle voulait nous assurer de son total soutien. Nous dire qu’elle a trouvé que les faits dont certains travailleurs de Mactac dont moi-même ont été victimes étaient bien évidemment inacceptables. Je trouve qu’elle devrait bien faire passer ce message à ses délégués dans la région du Centre !” 



Michel Bouffioux - Paris Match - © La Dernière Heure 2010

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jennifer 17/01/2011 22:49


je m'apelle jennifer j'ai 20ans j'habite actuellement a la rochelle (17),france j'ai suivit votre histoire sur presumé innocent diffuser sur la chaine direct 8 j'ai été toucher et degouter par ce
que vous avait vecu je ne peut pas croire que des personnes aussi immonde que cels qui vous a persecuter soit en liberté je trouve sa choquant que votre patron a fermé les yeux sur se que vous
avait denoncer sachant que c'est la crise il aurai trés bien pu les renvoyer est embocher des gens plus humain c'est le mots que jemploie parce qu'a par etre inhumain ils ont aussi trés peu de
mentaliter mais dite moi dans quelle monde vit on????


Clara 17/12/2010 18:48


Gentil, le coup de fil de la Secrétaire générale et présidente wallonne. A-T-elle laissé les propos de M.Piton sans suite ??? La faute encore à la victime, il ne fait partie du bon syndicat et les
agresseurs étaient eux probablement affiliés FGTB, non ? C'est à vomir ... Pendant ce temps, ce Monsieur le Secrétaire régional de la FGTB se tape de bonnes bouffes au resto chaque midi, avec du
bon vin, avec ses "bons" délégués et ça peut durer ...


bonten D. 29/11/2010 13:59


Monsieur Bouffioux,

Victime de maltraitance grave pendant 26 ans de mariage, j'ai dû fuir mon travail dans ma propre société, ma maison, ma région pour mettre 150 km de distance entre mon mari et nous (mes 3 enfants
et moi-même).
Mon ex-mari est une personne ayant "des protections" et malgré une multitude d'avocats je n'ai pu être reconnue comme victime. Il a détourné notre patrimoine financier pendant nos années de mariage
et je me suis retrouvée sans statut, sans revenus, sans droit au chômage ni à une quelconque pension. Je suis reconnue -handicapée- par la sécurité sociale à cause d'un harcèlement sans merci.
"Tu as commencé une guerre en me quittant, elle se terminera par ta mort". Je suis à l'abri mais mes enfants sont les otages directs pour m'assurer de mon silence.
Mon histoire est interpellante cardans mon métier j'étais une figure connue et ai été primée à plusieurs reprises.
Pendant toutes mes années de travail (intellectuel) j'ai donc été une femme "macquée", vivant dans la peur constante. Malgré de nombreuses plaintes déposées à la police, rien ne bouge. Je voudrais
absolument garder l'anonymat.
J'aimerais fonder une organisation contre le harcèlement moral et psychologique car, si on arrive à détruire l'équilibre psychologique d'une personne, on la réduit à un être sans défense et c'est
ce que cherche ces manipulateurs sans scrupules...Même Dutroux n'a pas utilisé ses propres enfants pour se défendre !
S'il-vous-plaît, aidez-moi !
Mon numéro de portable est 0475/435972
Bonten Danièle


BL 26/11/2010 11:34


Pour rappeler une citation de V Decroly, il n'y a de bonnes victimes que les victimes mortes