Le blog de Michel Bouffioux
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Michel Bouffioux
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Le blog de Michel Bouffioux
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Le « canard » passe à table

Michel Bouffioux par Michel Bouffioux
14 février 1991
dans Enquêtes, Libertés
Partager sur FacebookPartager sur Bluesky

Pour la première fois, le commissaire de la Sûreté de l’État Christian Smets – dit le « canard » – accepte de s’expliquer, pour un organe de presse écrite. Son nom est associé aux affaires mystérieuses qui encombrent la justice : Westland New Post, incendie de « Pour », tueries du Brabant.

Un dossier publié le 14 février 1991 par le quotidien « Libertés ».

Le "canard" passe à table

En collaboration avec l’émission « Au nom de la Loi » (RTBF), « Libertés » publie la première interview de l’homme le plus décrié de la Sûreté de l’État : Christian Smets, alias le « canard ».

 » Quand je vois toutes les accusations qu’on a lancées contre moi au cours de ces dernières années, je me dis que j’ai un dos très large. Cependant, il faut tout de même préciser que je ne suis l’objet d’aucune inculpation. Je suis la victime d’une stratégie concertée. Une tactique mise en œuvre par des gens qui se livrent à des activités délictuelles et qui détournent volontairement l’attention sur la Sûreté de l’État pour échapper à la justice. On a tout fait pour me mettre dans une situation impossible qui m’oblige à devoir faire la preuve de mon innocence« .

Le ton est donné. Christian Smets en a assez. Depuis sept ans, le nom de ce commissaire de la Sûreté de l’État est mis à toutes les sauces. Pêle-mêle, on a accusé ce fonctionnaire d’avoir eu des comportements coupables dans l’infiltration de la milice néo-nazie Westland New Post, entre 1980 et 1982 ; d’avoir mené des manipulations contestables autour et alentour du journal d’extrême-gauche « Pour », victime d’un attentat criminel en 1981 ; d’avoir monté un complot en coalition avec d’autres membres de la Sûreté de l’État afin de « descendre » politiquement, mais aussi par le biais du fisc, le baron Benoît de Bonvoisin ; d’être impliqué indirectement dans l’affaire « Pinon » (enquête sur des « ballets roses » en Brabant wallon) ; d’avoir entretenu des contacts suspects avec les anciens gendarmes Madani Bouhouche et « Bob » Beijer, suspectés dans des dossiers présentant des liens avec les tueries du Brabant ; d’être enfin, le « deus ex machina » d’une stratégie de la tension en Belgique.

À la suite des critiques de la commission d’enquête parlementaire sur le banditisme et le terrorisme – qui a remis ses conclusions en juin dernier – en raison aussi d’une information judiciaire ouverte à son encontre dans le cadre de la plainte du baron de Bonvoisin contre la Sûreté de l’État, Christian Smets a été suspendu de ses fonctions par le ministre de la Justice. Avec l’autorisation de Melchior Wathelet, celui qui fut surnommé le « canard » lors de l’enquête sur le WNP a maintenant l’occasion de s’expliquer face aux questions de la presse. Un témoignage important, voire indispensable, recueilli par « Au Nom de la Loi » et « Libertés », alors qu’aujourd’hui même, le tribunal correctionnel de Bruxelles reprend ses débats sur l’affaire de Bonvoisin-PDG.

Dans cette édition de « Libertés », Christian Smets répond à toutes les questions relatives au Westland New Post. Demain, nous publierons d’autres explications du « canard » et des révélations sur l’incendie du journal « Pour ». Un dossier dans lequel apparaissent aussi les ombres de la Sûreté et du Westland New Post.

Westland New Post : « Latinus voulait ma peau« 

Le dossier de la milice néo-nazie WNP a déstabilisé la Sûreté de l’État. Christian Smets affirme qu’on a voulu le piéger parce que, au début des années ’80, la Sûreté de l’État a enquêté, sans s’en rendre compte, sur des intérêts occultes trop puissants.

Christian Smets, votre identité est révélée en 1983, à la suite de la découverte par nos confrères du « Soir » et du « Morgen » de l’existence du Westland New Post, une structure de renseignement et d’action anticommuniste, dirigée à l’époque par le « maréchal » néo-nazi, Paul Latinus. Au fil d’articles récurrents de certains journalistes et de l’avancement des enquêtes judiciaires sur le WNP pour constitution de milice privée et atteinte à la sécurité de l’État (vol de telex OTAN au QG des Forces armées belges à Evere), votre nom sera encore cité à plusieurs reprises. On vous a notamment reproché certaines accointances, voire une forme de complicité avec Latinus. Selon certains agents de la Sûreté de l’État, tels MM. Kausse, Massart, Estievenart et Chevaller, qui travaillaient en concurrence avec vous sur l’affaire du WNP, ce n’est pas de l’infiltration que vous faisiez, mais vous vous serviez littéralement de cette milice afin — on l’a laissé en tous cas entendre — de monter des « coups tordus »…

Christian Smets : Ces accusations ne m’impressionnent pas. Comme le signalait déjà l’ex-ministre de la Justice Jean Gol au début de l’affaire du Westland New Post, les allégations contre ma personne proviennent essentiellement des membres du Westland New Post. Pour les produire, ceux-ci ont littéralement sabordé leur organisation, à partir d’août 1983, afin de révéler son existence à la justice et à la presse. Dans un tel cas, n’importe qui de quelque peu sensé s’interrogera sur la sincérité de tels témoignages. Par ailleurs, bien des récits produits par des anciens du WNP se sont écroulés lors de l’instruction de l’affaire. Ainsi, j’ai été conduit à participer à des confrontations avec certains de ces militants fascistes — principalement Barbier et Libert — devant le juge Lyna, qui ont mis en lumière l’aspect approximatif de leurs témoignages. Leur accusation principale consistait à avancer, en effet, que je m’étais servi d’eux pour monter des opérations. Ils ont bien dû admettre devant le magistrat instructeur que les ordres qu’ils avaient reçus leur avaient toujours été donnés par leur chef, Paul Latinus. Si ce dernier leur faisait croire que je le dirigeais dans l’ombre, voire même qu’il y avait la CIA derrière tout cela, je n’en suis pas responsable. En fait, je crois qu’à partir d’un certain moment de l’histoire du WNP, je suis devenu, à l’instigation de son chef Paul Latinus, une cible à abattre. Latinus était persuadé que c’était moi qui l’avais dénoncé au journal Pour (ndlr : en janvier 1981, cet hebdomadaire publie plusieurs pages dénonçant l’infiltration de Latinus dans divers mouvements progressistes). En conséquence, pour me piéger, il a monté en épouvantail les faits les plus « spectaculaires » de mon travail de renseignements sur son organisation.

La seule manière de travailler avec Latinus, était d’établir un certain lien de cordialité. En termes de service de renseignements, cela s’appelle de la manipulation

À propos de vos relations avec Latinus, nous disposons de l’un de vos interrogatoires devant un juge d’instruction dans lequel vous affirmez que vous avez traité cet informateur rémunéré de la Sûreté de l’État, en utilisant « la carte de l’amitié personnelle« . Par ailleurs, vous avez aussi donné des cours de filature au WNP…

En ce qui concerne mon amitié présumée avec Latinus, précisons d’abord que je ne suis pas à la base du recrutement de cette personne au sein de la Sûreté de l’État (ndlr : Latinus a été recruté par le supérieur hiérarchique de Smets à l’époque, à savoir le commissaire Massart, agissant lui-même sur recommandation de Robert Thomas, responsable des services de sécurité de la CEE). Ensuite, il ne faut tout de même pas jouer aux enfants de chœur. S’il l’on veut obtenir des informations, un lien doit inévitablement se créer entre un traitant et sa source. De plus, lorsque Latinus est arrivé dans mon réseau d’informateurs, il n’ignorait pas que je ne partageais pas ses idées. Car contrairement à ce qu’on a dit, ci et là, le « canard » n’est ni raciste, ni facho, ni que sais-je encore. En conséquence, la seule manière de travailler avec Latinus, était d’établir un certain lien de cordialité. En termes de service de renseignements, cela s’appelle de la manipulation. Peut-on me reprocher cela ? De même, lorsqu’on me dit que les militants du WNP m’ont accusé de toutes sortes de magouilles parce qu’ils se sont sentis piégés, cela devrait plutôt faire plaisir à ma hiérarchie. Enfin, mes contacts avec le WNP se limitent — et j’insiste sur ce dernier mot — aux deux cours de surveillance et de filature que vous évoquez. La justice en a d’ailleurs retrouvé les notes. Celles-ci démontrent clairement qu’il s’agit de cours élémentaires. En effet, je m’étais fixé pour but de ne rien leur apporter qu’ils ne pouvaient déjà trouver sans moi, dans n’importe quel livre pour détective débutant.

Votre premier rapport écrit sur le Westland New Post a été rédigé en mars 1983, or l’équipe Kausse-Massart, qui vous accuse depuis de collusion avec la milice, avait déjà fait rapport dès la mi-1982. Par ailleurs, cette équipe concurrente a toujours affirmé que « l’infiltration » n’était pas une méthode utilisée en Belgique…

D’abord, il faut savoir que le leader du Westland New Post, Paul Latinus, était remarquablement bien informé de ce qui était mis par écrit à la Sûreté de l’État. Dès lors, j’avais bien précisé à mes supérieurs hiérarchiques qu’il était hors de question que mon travail sur le WNP fasse l’objet de rapports écrits, tant que l’affaire ne fut pas terminée. J’ai obtenu leur accord, parce qu’il en allait de ma sécurité personnelle. Ce n’est qu’à partir du 1er janvier 1983, alors que je n’étais plus placé sous le commandement de M. Massart (NDLR : Certains ont accusé Massart de sympathie d’extrême-droite, notamment parce qu’on l’aurait souvent vu en compagnie du dirigeant de l’officine anticommuniste PIO, le major Bougerol) que j’ai accepté d’envisager de mettre mon enquête par écrit. Vous me parlez aussi des rapports de l’équipe Kausse. À ce sujet, je tiens à signaler qu’un membre du service d’étude de la Sûreté de l’État les a examinés. Elle les a qualifiés de « creux et fragmentaires ». Les résultats de cet examen, ont d’ailleurs, je crois, été communiqués au ministre de la Justice. Enfin, si le travail d’infiltration est rare à la Sûreté de l’État, il n’est pas complètement ignoré, comme le prétendent MM. Kausse et Massart. On connaît en effet plusieurs cas d’infiltrations depuis l’après-guerre. De plus, il n’appartient pas à un commissaire, fut-ce M. Massart, de décider des méthodes à employer ou en tous cas à en juger à partir du moment où j’agissais sur ordre de supérieurs. Reste, il est vrai, que le travail sur le WNP a été particulier. Mais cela s’est justifié par un certain contexte, motivé en grande partie par une « guerre des chefs » à la Sûreté. Que l’on regarde qui a reçu le grade de commissaire en chef de la SE en 1979 (ndlr : M. Van Gorp) et qui a été évincé (ndlr : M. Massart) et l’on aura compris beaucoup de choses. Si j’ai été envoyé en « kamikaze » dans le WNP, c’était aussi afin de démontrer que les équipes de M. Massart n’avaient pas de rendement suffisant. Ainsi, on peut se demander pour quelles raisons ces équipes, qui avaient repris la source Latinus dès ma mutation pour Charleroi en 1980, ont attendu si longtemps, elles aussi, pour rendre compte de l’existence du WNP, tout en disposant des principaux informateurs potentiels sur la question (NDLR : Paul Latinus, Michel Libert, Nicole Schollaert). N’était-ce pas eux les premiers informés de l’existence de l’organisation néo-nazie ?

Tout au long de votre travail sur le WNP, on vous trouve en compagnie de Jean-Francis Calmette. C’est notamment avec cette personne, dont la fréquentation apparaît aujourd’hui bien encombrante, que vous donnez les fameux cours de filature aux membres du WNP. Calmette, ancien de l’OAS (Organisation Armée Secrète), est également, selon certaines sources, un proche de Madani Bouhouche, l’ex-gendarme de la BSR de Bruxelles inculpé dans le cadre notamment de l’affaire Mendez, et soupçonné dans le dossier des tueries du Brabant. Calmette a aussi été très proche de Marcel Barbier, le militant du WNP condamné à perpétuité pour le meurtre « politique » d’un couple à Anderlecht en 1982. L’un des incendiaires du journal « Pour », Fernand Urbain, a lui aussi fréquenté la salle de cours d’arts martiaux animée par Calmette.

Il est assez difficile d’obtenir des informations sur un mouvement sans fréquenter des personnes qui en sont proches. Par ailleurs, je défie quiconque de me trouver une relation avec un extrémiste après mon travail sur les mouvements subversifs pour le compte de la Sûreté de l’État. Enfin, je précise que j’ignorais totalement à l’époque qu’il existait quelqu’un en Belgique qui s’appelait Madani Bouhouche.

Votre version de l’affaire du WNP réduit ce dossier, qui a déstabilisé la Sûreté de l’État, à des conflits de bureaux et à une vengeance de militants fascistes déçus parce que trop bien manipulés. N’est-ce pas un peu court ?

C’est vrai. Ici je citerai donc les propos d’un de mes supérieurs hiérarchiques après le scandale du WNP. Celui-ci disait : « On a touché quelque chose d’énorme, on a voulu nous stopper ». D’une manière plus générale, j’étais aussi une cible pour l’extrême-droite parce qu’avec certains collègues, nous touchions à certains intérêts occultes. Il est possible que, sans le savoir, nous ayons approché des gens dont a parlé le substitut Godbille, il y a quelques jours, lors du procès de Bonvoisin-PDG, au tribunal correctionnel. (Lire à ce propos : Intérêts occultes : Une mafia en Belgique?)

ob_e5514f_libertes911402.pdfTélécharger

Lire aussi Aux sources du Westland New Post (2): Latinus et les Services de Renseignements militaires(S’ouvre dans un nouvel onglet)

  • Souveraineté alimentaire : la Wallonie peut devenir autosuffisante, même en bio, selon une modélisation réalisée à Gembloux Agro-Bio Tech
  • Ivresse, les non-dits de l’Histoire : « Expliquer des événements marquants par l’intervention de personnages qui titubent peut paraître vulgaire »
  • Je rumine donc je suis : « Notre cerveau est programmé pour produire ces pensées spontanées »
  • Symptômes médicaux inexpliqués : la détresse des patients, l’hypothèse de l’inconscient
  • Johann Margulies, épuisé, douloureux, mais augmenté par sa quête de sens : « La maladie m’a donné une autre manière d’habiter l’existence »

1ère guerre mondiale Affaire Dutroux Agriculture Asile Assurances Banditisme Belgique Bien être Climat Congo Covid Crise sanitaire Démocratie Désinformation Déstabilisation Elizabeth Brichet Enquête Entretien-portrait Environnement Estime de soi Etats-Unis Extrème droite Extrême droite Gladio Histoire Histoire coloniale Justice Marie-Noëlle Bouzet Mawda Modes de vie Monarchie Police Politique Psychologie Santé Santé publique Scandale politico-financier Science Seconde guerre mondiale Services de renseignement Social Société Solidarité Tueries du Brabant Violences policières

Abonnez-vous gratuitement pour être averti des nouveaux articles publiés.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Tags: DéstabilisationExtrême droiteServices de renseignementTueries du Brabant
Michel Bouffioux

Michel Bouffioux

Curieux de beaucoup de choses, je m'intéresse notamment à des dossiers sociétaux, historiques, scientifiques et judiciaires. Depuis 1987, comme le temps passe, j'ai travaillé dans les rédactions de plusieurs quotidiens et hebdomadaires belges. J'ai aussi fondé l'hebdomadaire "Le Journal du Mardi" en 1999. Depuis 2007, je fais partie de l’équipe rédactionnelle de Paris Match Belgique.

Vous aimerez aussi

Il y a trente ans, l’enlèvement de Julie et Melissa : « Je n’ai rien oublié »

Il y a trente ans, l’enlèvement de Julie et Melissa : « Je n’ai rien oublié »

par Michel Bouffioux
24 juin 2025

Ce texte, je vous le livre comme un témoignage, un ressenti, 30 ans après l'enlèvement de Julie Lejeune et Melissa...

Casernes de la honte : l’État belge, la zone de police de Bruxelles-Capitale Ixelles et le bourgmestre de Bruxelles condamnés

Casernes de la honte : l’État belge, la zone de police de Bruxelles-Capitale Ixelles et le bourgmestre de Bruxelles condamnés

par Michel Bouffioux
17 mars 2025

Une suite d'enquête publiée par le site Paris Match.be, le 17 mars 2024. Arrestations illégales, conditions de détention inhumaines et...

Dans mes archives (1) Depuis plusieurs dizaines d’années, Pierre Billen cherche Marc Thirion, son collègue journaliste disparu au Liban

par Michel Bouffioux
5 novembre 2024

Des articles à relire, quelques années après...   Dans mes archives (1) : Depuis plusieurs dizaines d'années, Pierre Billen cherche Marc...

« Moi, Jennifer F., violée par mon père sous les yeux de ma mère »

« Moi, Jennifer F., violée par mon père sous les yeux de ma mère »

par Michel Bouffioux
23 septembre 2024

Une enquête publiée par l'hebdomadaire Paris Match Belgique le 19 septembre 2024 et par Paris Match.be, le 22 septembre 2024....

Le long combat du caporal Lorge, blessé en mission en 1998, indemnisé… en 2023

Le long combat du caporal Lorge, blessé en mission en 1998, indemnisé… en 2023

par Michel Bouffioux
16 novembre 2023

Un récit publié par l'hebdomadaire Paris Match Belgique, le 16 novembre 2023 et par le site Paris Match Belgique, le...

Collections coloniales de restes humains : des scientifiques belges recommandent leur rapatriement

par Michel Bouffioux
30 mars 2023

Un article publié par le site Paris Match.be, le 30 mars 2023. Cinq ans après ma révélation de l’existence de collections...

Voir plus
Article suivant
« Intérêts occultes » : une mafia en Belgique ?

"Intérêts occultes" : une mafia en Belgique ?

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le blog de Michel Bouffioux

Enquêtes, reportages, entretiens, archives

© 2025 Michel Bouffioux – Site réalisé par Michaël Perrin

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis

© 2025 Michel Bouffioux – Site réalisé par Michaël Perrin

Ce site web utilise des cookies. En continuant à l'utiliser, vous consentez à l'utilisation des cookies.