Le blog de Michel Bouffioux
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Michel Bouffioux
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis
Aucun résultat
Voir tous les résultats
Le blog de Michel Bouffioux
Aucun résultat
Voir tous les résultats
« 60 à 70 heures de travail par semaine… à perte » : Florian Poncelet, 28 ans, raconte sa vie d’agriculteur

Florian Poncelet :"Si je décompte les pauses, je dois tourner autour des 60 heures par semaine. C'est une moyenne, parfois c'est 70 heures." Photo : Ronald Dersin.

« 60 à 70 heures de travail par semaine… à perte » : Florian Poncelet, 28 ans, raconte sa vie d’agriculteur

Michel Bouffioux par Michel Bouffioux
22 février 2024
dans Agriculture, Entretien, Paris Match Belgique, Paris Match.be, Société
Partager sur FacebookPartager sur Bluesky

Un entretien publié par l’hebdomadaire Paris Match Belgique, le 22 février 2024, et par le site Paris Match.be, le 24 février 2024.

La poignée de main est franche lorsqu’il m’accueille dans sa ferme, à Thibessart (Luxembourg belge). D’emblée, comme si nous avions gardé les vaches ensemble, il me tutoie. Florian Poncelet a le contact facile. Sans doute est-ce cette qualité qui a propulsé ce jeune homme de 28 ans à la tête de la Fédération des jeunes agriculteurs, fer de lance de la mobilisation agricole dans le sud de la Belgique. Il me parle de son métier, de ses difficultés, de ses 60 à 70 heures de travail par semaine… à perte. Il prévient : « Nous sommes au bout du rouleau. Si les négociations avec les politiques n’aboutissent pas rapidement, les tracteurs ressortiront. On bloquera tout le pays. »

Au moment où nous commençons à discuter, il est à peu près 10 h. Votre journée de travail a déjà commencé depuis pas mal de temps ?

Florian Poncelet. Oui ! Tôt le matin, je suis allé soigner les bêtes pour essayer d’avoir fini à l’heure pour te recevoir.

Vous commencez à quelle heure, en général ?

À 7 h, parfois un peu plus tôt. Avec mon oncle qui est aussi mon associé, nous entamons toujours nos journées avec les bovins. Nos étables abritent quelque 300 bêtes de race blanc bleu belge. Les veaux sont élevés au pis, car il est important à nos yeux qu’ils boivent le lait de leur mère. On nourrit les bêtes, on les paille, on les inspecte pour voir si elles vont bien, on les soigne avec passion. Ça nous prend bien deux ou trois heures. Ensuite, on passe à d’autres tâches liées à nos céréales. Nous possédons environ 30 ha de cultures commerciales. S’y ajoute l’incroyable masse de formalités administratives dont il faut s’acquitter. Crois-moi, ça prend du temps aussi. Des heures… Parfois, je m’arrache les cheveux, tellement c’est complexe ! Ensuite, il y a les travaux d’entretien, les vêlages. On repasse encore le soir dans les étables pour soigner les bêtes. On finit donc nos journées comme on les a débutées, avec les animaux, vers 19 h, 20 h. Moi, il m’arrive de les prolonger avec mes collègues syndicalistes, comme la nuit dernière, où je suis rentré d’une réunion à 2 h du matin.

Cette vie-là, c’est sept jours sur sept ?

 

Bien entendu ! Les bêtes ont besoin de nous tous les jours. Donc, si je décompte les pauses, je dois tourner autour des 60 heures par semaine. C’est une moyenne, parfois c’est 70 heures. Mais je ne me plains pas.

Vous pourriez…

Peut-être que je ne me rends pas compte, parce que je n’ai connu que ça. Comme on dit, je suis donc tombé dedans quand j’étais petit. Mon oncle est exploitant agricole depuis de nombreuses années et je l’ai toujours aidé. En 2021, après avoir réussi un graduat en gestion agricole à Ciney, j’ai repris la moitié des parts. C’est ma vie et s’il n’y avait les difficultés dont je te parlerai, je l’aime telle qu’elle est.

L’école vous a-t-elle bien formé aux enjeux actuels de l’agriculture ?

Autant que faire se peut. Le secteur est en évolution permanente. Il y a sans cesse de nouvelles législations. Par exemple, on m’a appris à mettre en œuvre des traitements phytosanitaires qui n’étaient plus autorisés quand je me suis lancé dans l’activité.

Qu’est-ce qui vous motive ?

Lire la suite en suivant ce lien :

"60 à 70 heures de travail par semaine... à perte": Florian Poncelet, 28 ans raconte sa vie d'agriculteur

« 60 à 70 heures de travail par semaine… à perte »: Florian Poncelet, 28 ans raconte sa vie d’agriculteur

La poignée de main est franche lorsqu’il nous accueille dans sa ferme, à Thibessart (Luxembourg belge). D’emblée, comme si nous avions gardé les vaches ensemble, il nous tutoie. Florian Poncele…

https://www.parismatch.be/actualites/societe/2024/02/23/60-a-70-heures-de-travail-par-semaine-a-perte-florian-poncelet-28-ans-raconte-sa-vie-dagriculteur-INACARA4EBALRM7DC3QRDDLV5Y/

Commenter en suivant ce lien

Abonnez-vous gratuitement pour être averti des nouveaux articles publiés.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • La musique prend soin de nous : « Il n’existe pas d’autre forme de médecine naturelle qui produise des effets aussi multiples »
  • Gaëlle avait 24 ans quand un chauffard ivre a fait basculer sa vie : « Je prends ce qui est, j’essaie d’en faire quelque chose de beau »
  • Vincent Crouzet, espion-voyageur : « Bond n’a jamais été un modèle »
  • Attentats de Bruxelles, la tragédie sans fin
  • « Jamais nous n’avons été aussi puissants, jamais nous n’avons été aussi fragiles », constate le philosophe Gilles Lipovetsky
Tags: AgricultureEntretien-portrait
Michel Bouffioux

Michel Bouffioux

Curieux de beaucoup de choses, je m'intéresse notamment à des dossiers sociétaux, historiques, scientifiques et judiciaires. Depuis 1987, comme le temps passe, j'ai travaillé dans les rédactions de plusieurs quotidiens et hebdomadaires belges. J'ai aussi fondé l'hebdomadaire "Le Journal du Mardi" en 1999. Depuis 2007, je fais partie de l’équipe rédactionnelle de Paris Match Belgique.

Vous aimerez aussi

Gaëlle avait 24 ans quand un chauffard ivre a fait basculer sa vie : « Je prends ce qui est, j’essaie d’en faire quelque chose de beau »

Gaëlle avait 24 ans quand un chauffard ivre a fait basculer sa vie : « Je prends ce qui est, j’essaie d’en faire quelque chose de beau »

par Michel Bouffioux
4 avril 2026

Quatorze années après avoir été victime d'un criminel de la route, alcoolisé et récidiviste, Gaëlle Evrard témoigne de sa lente...

Vincent Crouzet, espion-voyageur : « Bond n’a jamais été un modèle »

Vincent Crouzet, espion-voyageur : « Bond n’a jamais été un modèle »

par Michel Bouffioux
22 mars 2026

Aujourd'hui, Vincent Crouzet est romancier et consultant pour LCI. Mais avant cela, pendant vingt-cinq ans, il a parcouru le monde...

Walter Benjamin, chez lui à Bruxelles, le 4 mars 2026.

Attentats de Bruxelles, la tragédie sans fin

par Michel Bouffioux
12 mars 2026

Dix ans après le 22 mars 2016, certaines victimes continuent de livrer un combat invisible. Entre procédures interminables, nuits hantées...

« Jamais nous n’avons été aussi puissants, jamais nous n’avons été aussi fragiles », constate le philosophe Gilles Lipovetsky

« Jamais nous n’avons été aussi puissants, jamais nous n’avons été aussi fragiles », constate le philosophe Gilles Lipovetsky

par Michel Bouffioux
8 mars 2026

Les avancées fulgurantes de la technoscience, le capitalisme globalisé et l'hyperindividualisme nous ont fait basculer dans une civilisation de "surpuissance"...

Souveraineté alimentaire : la Wallonie peut devenir autosuffisante, même en bio, selon une modélisation réalisée à Gembloux Agro-Bio Tech

Souveraineté alimentaire : la Wallonie peut devenir autosuffisante, même en bio, selon une modélisation réalisée à Gembloux Agro-Bio Tech

par Michel Bouffioux
2 février 2026

Une transition vers un régime alimentaire plus sain, la réduction du gaspillage et une optimisation de l'allocation des terres arables...

Symptômes médicaux inexpliqués : la détresse des patients, l’hypothèse de l’inconscient

Symptômes médicaux inexpliqués : la détresse des patients, l’hypothèse de l’inconscient

par Michel Bouffioux
22 décembre 2025

De nombreux patients consultent pour des maux que la médecine échoue à comprendre. Le psychiatre Ivan O. Godfroid avance que...

Voir plus
Article suivant
Christophe André balise le chemin vers une juste estime de soi : « Être l’ami bienveillant et exigeant de soi pour mieux interagir avec les autres »

Christophe André balise le chemin vers une juste estime de soi : "Être l’ami bienveillant et exigeant de soi pour mieux interagir avec les autres"

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le blog de Michel Bouffioux

Enquêtes, reportages, entretiens, archives

© 2025 Michel Bouffioux – Site réalisé par Michaël Perrin

Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Enquêtes
  • Société
  • Planète
  • Justice
  • Politique
  • Sciences
  • Histoire
  • Psycho
  • Archives
  • A mon avis

© 2025 Michel Bouffioux – Site réalisé par Michaël Perrin

Ce site web utilise des cookies. En continuant à l'utiliser, vous consentez à l'utilisation des cookies.