Les péripéties liées à la prestation de serment du Prince royal Baudouin, en août 1950, avaient été archivées par les parlementaires communistes. En exclusivité, voici le document qui prouve (voir première page) que Georges Glineur dit la vérité.
Un article publié par le quotidien « Le Peuple », le 12 août 1993.
« Vive la République ! » Ce n’était pas Julien Lahaut… Dans son édition d’hier, le journal Le Peuple expliquait que depuis plus de quarante ans, on attribuait erronément le fameux cri du 11 août 1950 à l’ex-député de Seraing. Une erreur tragique dans la mesure où Julien Lahaut fut assassiné huit jours seulement après cet événement. Selon l’ancien parlementaire communiste Georges Glineur, c’est lui qui cria le fameux « Vive la République ! » Bien qu’hier, M. Glineur ait confirmé ses propos sur l’antenne de la RTBF, il manquait encore une preuve formelle de la véracité de son témoignage.
Voici cette preuve que nous avons pu nous procurer grâce à l’aimable collaboration du centre d’archives du Parti Communiste à Bruxelles. (NDLR : l’archiviste, M. Milou Rikir, a accepté de collaborer à notre enquête « dans la mesure où Georges Glineur a lui-même évoqué l’affaire du 11 août 1950 ». Il nous a par ailleurs expliqué que ce document avait été oublié et qu’en tant qu’archiviste, il l’a lui-même découvert en juin dernier).

Ce document s’intitule : « Relation des « incidents » du Parlement lors de la prestation de serment de Baudouin, comme Prince royal ».
Il n’est pas daté, mais de toute évidence, sa rédaction date de peu de temps après les faits.
Voici son contenu :
- Groupe sénatorial et groupe de la Chambre étaient séparés : les sénateurs étaient assis vers la gauche de la salle, les députés étaient rangés dans une travée vers la droite. Les groupes étaient séparés parce que les députés communistes s’étaient réunis immédiatement avant la séance, à la buvette de la Chambre.
- C’est au cours de cette séance que furent mis au point les derniers détails de notre « intervention ». Le point délicat consistait à déterminer avec exactitude le moment où il conviendrait le mieux de crier « Vive la République ». Sur suggestion du camarade Jean Terfve, il fut décidé que le groupe agirait au moment précis où Baudouin lèverait la main pour prêter serment. Il fut convenu également que le camarade Julien Lahaut crierait le premier, en raison de la puissance et de la résonance de sa voix.
- Dans les faits, ce n’est pas le camarade Lahaut qui a crié le premier « Vive la République ! », mais bien le camarade Georges Glineur. Le cri fut immédiatement repris par les cinq autres camarades : Lahaut, Lalmand, Dejace, Terfve et Bonenfant, la voix de Lahaut dominant celle des autres. La manifestation fut de très courte durée, car immédiatement, les hurlements et les applaudissements des autres parlementaires et des invités couvrirent la voix des communistes.
- Le groupe des sénateurs, avec qui des accords détaillés n’avaient pas été pris, n’a pas participé à « l’intervention ».
Le texte est signé par cinq parlementaires communistes : Jean Terfve, Georges Glineur, Edgard Lalmand, Théo Dejace, Alphonse Bonenfant.
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