Un dossier publié par l’hebdomadaire Télémoustique, le 04 mai 1995.
Il y a cinquante ans, l’ogre nazi était enfin décapité. À Reims, le soir du 7 mai 1945, puis à Berlin quelques heures plus tard, les derniers chefs du Troisième Reich signaient la « capitulation sans condition » de l’Allemagne.
Bien avant l’échec de la contre-offensive allemande dans les Ardennes (décembre 1944-janvier 1945), les généraux d’Hitler savent que la guerre est perdue pour le Reich. Mais le dictateur fou, réfugié dans son blockhaus de Berlin, veut prolonger l’agonie de son pays. Dans les trois derniers mois de la guerre, l’Allemagne est donc écrasée sous un déluge de bombes. Un tiers des Allemands tués pendant la Seconde Guerre l’ont été entre mars et mai 1945.
Dès le 23 avril 1945, Heinrich Himmler, à l’insu d’Hitler, fait savoir aux Américains que le régime nazi est prêt à accepter une capitulation partielle. Les Alliés refusent. Quelques jours plus tard, c’est un autre proche du Führer, Hermann Goering, qui manifeste des velléités de reddition. Aussi bien Himmler que Goering sont destitués par le Führer qui, dans la foulée, nomme le grand-amiral Karl Doenitz « président du Reich », et Joseph Goebbels, chancelier. C’est le dernier acte politique du possédé de Berlin.
Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicide d’une balle de Walther 7.65. Tandis que son successeur est déjà acquis à l’idée de la capitulation. Aussitôt, Doenitz envoie une délégation conduite par l’amiral Hans Georg von Friedeburg au poste de commandement de Dwight Eisenhower à Reims. Message : les Allemands veulent bien se rendre mais en cédant le moins de terrain et de population possible aux Russes. À ce moment, les émissaires nazis envisagent encore un arrêt des combats sur le seul front de l’Ouest au nom de l’antibolchevisme.
La négociation a lieu, sur cette base, dans la nuit du 5 au 6 mai. Les Alliés accordent un délai de quelques heures aux Allemands, qui leur permettrait de faire revenir un maximum de soldats en zone occidentale. Mais il n’est pas question d’une quelconque paix séparée, la seule position acceptable est celle d’une reddition sans condition qui prendrait cours le 8 mai. Pour forcer ses interlocuteurs à ne pas tergiverser, Eisenhower menace de fermer les lignes occidentales aux soldats et aux réfugiés allemands.
Doenitz comprend le message. Le 7 mai, à 2 heures 41 du matin, dans un local du collège moderne et technique de Reims, le général Alfred Jodl signe la reddition de l’Allemagne. Avant qu’elle ne soit effective, c’est-à-dire le 8 mai à 23 heures 01, la Wehrmacht parvient encore à faire revenir 2 millions de soldats à l’Ouest. La reddition de Reims s’est faite sans les Soviétiques. Ce qui n’est pas pour plaire à Staline qui exige une « capitulation bis » à Berlin, en présence de ses généraux. Elle a lieu peu après minuit, le 9 mai 1945. Sont présents le Soviétique Gueorgi Joukov, le Britannique Arthur Tedder, l’Américain Carl Spaatz et le Français de Lattre de Tassigny. Du côté allemand, les signataires de la capitulation sont les officiers Wilhelm Keitel, H.G. von Friedeburg et Stumpff.

le général Stumpff, le maréchal Keitel et l’amiral Friedeburg.
La guerre en Europe était finie. Il faudrait attendre encore jusqu’au mois de septembre 1945 pour voir se terminer les affrontements américano-japonais dans le Pacifique. Au total, on estime que la Seconde Guerre aura causé la mort de 50 millions de personnes, dont plus de 30 millions étaient des civils.
La leçon de Buchenwald
« Je demande pardon aux lecteurs dont les nerfs se crispent trop vite, certaines des photographies que nous publions aujourd’hui risquent de les rendre malades ». C’est ainsi qu’en mai 1945, Le Moustique entamait une série de trois longs articles sur l’univers concentrationnaire de Buchenwald.
Les plumes de talent n’ont pas manqué dans l’histoire du Moustique. Et c’est sous la signature de l’une d’entre elles, Jean Doisy, que notre journal racontait l’horreur de Buchenwald, libéré à la mi-avril 1945, après avoir causé la mort d’au moins 57.000 personnes. Sur place, quelques jours à peine après la découverte du camp, notre reporter publiait un reportage aux accents prémonitoires quand l’on sait aujourd’hui que certains, pas du tout crédibles il est vrai, voudraient minimiser les crimes nazis.
« Je le sais, écrivait Doisy, il y a chez nous des gens qui croyaient à l’exagération quand les rescapés de Breendonck nous apportaient leur témoignage. Quand nous placions des enfants juifs dans les familles, dans les collèges et sur- tout chez nos admirables religieuses belges, nous lisions le doute dans bien des yeux, parce qu’on ne pouvait se résigner à accepter l’abdication de toute dignité humaine par un peuple entier. Nous avions beau publier dans la presse clandestine les conclusions de Victor Martin, étudiant à l’université de Louvain, envoyé en mission spéciale en Haute-Silésie, arrêté à Beuthen et évadé après avoir approché le camp d’extermination d’Olchwitz (NDLR : lire bien évidemment Auschwitz), où, selon un proverbe local, « on entre par la porte et on sort par la cheminée« . (…)
« Aujourd’hui, l’avance des Alliés a été trop rapide, les Allemands n’ont pas eu le temps de camoufler leurs crimes ou d’en faire disparaître les traces. Les soldats ont vu de leurs propres yeux. Ils ont entendu les accusations des survivants, qui parfois mouraient après ce dernier effort. Ils ont eu sous leurs yeux des pièces à conviction du sadisme nazi : cet abat-jour fait de peau humaine, ces tatouages artistiques exécutés sur la peau vivante qu’on détachait ensuite. »(…)
« Ai-je besoin d’allonger la liste ? Pour l’épuiser, il faudrait des volumes et davantage. Les journaux quotidiens ont donné assez d’exemples de cette folie criminelle et collective. Mais on jette, on égare les journaux : on collectionne les revues, et c’est pourquoi j’ébauche ici un réquisitoire, parce que peut-être, plus tard, il rappellera à quelque jeune lecteur ce qui s’est passé en 1940, et même avant, dans ce qui fut le Troisième Reich. » (*) (…)
« Mieux vaut peut-être nous pencher sur ceux qui ne reverront pas leur foyer, sur les morts anonymes dissous dans les fours crématoires, sur les inconnus des fosses communes, dont personne n’a fermé les yeux hommes, femmes, enfants – dont les regards fixes semblent prolonger leur dernière pensée. Les venger ? Non, ce n’est pas le mot, mais il faut faire en sorte que leur holocauste n’ait pas été vain, si nous ne voulons pas, comme le disait vigoureusement Pizani-Smith, commentateur de la BBC, que notre peau serve à relier la prochaine édition de « Mein Kampf ».
(…) « Et c’est là la dure leçon de Buchenwald, puissions-nous ne jamais l’oublier », concluait le journaliste du Moustique.
24 avril 1945 : Un officier belge découvre Buchenwald
Cinquante ans plus tard, nous avons retrouvé un Belge qui fut parmi les premiers à découvrir l’horreur de ce camp de la mort.
« A force de voir des cadavres, on s’habitue à côtoyer la mort. Mais les yeux exorbités de certains survivants, de ces hommes épuisés qui ne semblaient plus avoir de chair sur les os, cela vous glace. » Agé aujourd’hui de 86 ans, Francis Cattoir n’a pas oublié. Cet homme que nous avons retrouvé à Bruxelles n’est pas le premier venu. Ancien secrétaire général de l’Union Chimique de Belgique de 1946 à 1978, il fut aussi avocat avant la guerre, officier de l’armée belge lors de la campagne des Dix-huit Jours, puis prisonnier politique avant de rejoindre Londres en 1943 où il devint l’adjoint de Walter Ganshof van der Meersch.
A l’époque, ce grand magistrat occupait la fonction de haut-commissaire à la Sécurité de l’Etat (les services secrets belges). A la demande du gouvernement belge en exil, il devait entretenir le contact avec les mouvements de résistance en Belgique et les agents de renseignements envoyés sur notre territoire. Il s’agissait aussi de faire rapport au gouvernement sur toutes les questions intéressant la sécurité de l’Etat et le maintien de l’ordre et de préparer les mesures à prendre en cette matière dans la perspective de la libération prochaine du pays.
Le 3 septembre 1944, les Welsh Guards suivis de peu par la Brigade Piron libèrent Bruxelles. Deux jours plus tard, Francis Cattoir est lui aussi de retour dans la capitale. « Il y avait une telle euphorie. Ces journées, bien entendu, resteront gravées dans ma mémoire« , se remémore-t-il.
« Personne n’aurait pu imaginer… »

rive de l’Elbe au printemps 1945, en compagnie d’officiers américains.
Malheureusement, d’autres souvenirs de cette époque, terribles ceux-là, sont aussi impérissables pour notre témoin. II raconte, avec beaucoup d’émotion, malgré le temps qui s’est écoulé depuis lors : « Dans le cadre de ma mission auprès du haut-commissaire à la Sécurité de l’Etat, j’ai dû participer à la recherche en Allemagne de nos agents qui avaient été faits prisonniers par les nazis. Avec notamment Walter Ganshof van der Meersh, nous partîmes à la fin avril 1945 en direction de Weimar. La guerre n’était pas encore finie, mais ce n’était plus qu’une question de jours. Nous avons traversé des régions dévastées par les bombardements. Certains villages par lesquels nous passions n’existaient plus que par leur nom sur la carte. Pourtant, nous n’avions encore rien vu. »
« Le 24 avril 1945, nous sommes arrivés à Buchenwald. Ce camp de concentration avait été libéré par les Américains quelques jours auparavant et on nous avait dit que ce qui s’était passé là-bas était affreux. Mais personne n’aurait pu imaginer une telle horreur : des cadavres partout, des tas de morts empilés les uns sur les autres ; les fours crématoires où l’on décelait encore des restes humains, des salles où l’on avait torturé des gens. »
« Tout cela, nous l’avons vu. Cela peut paraître cynique mais dans un univers aussi infernal, on finit par s’habituer à vivre avec la mort partout autour… Par contre, j’eus nettement plus de mal à rencontrer les regards de détresse de ceux qui avaient survécu à ces horreurs. Ces prisonniers, dont un certain nombre devaient bientôt mourir d’épuisement. Pouvions-nous à peine imaginer ce qu’ils avaient enduré ? Finalement, nous avons retrouvé quelques-uns des agents que nous recherchions. Nous étions les premiers Belges libres qu’ils revoyaient… »
Massacre organisé
« Trois jours plus tard, notre mission découvrait un autre spectacle horrible à Tekla, près de Leipzig. Là, comme dans d’autres camps, les Allemands avaient forcé les prisonniers valides à entamer une marche forcée. Mais un certain nombre de leurs victimes, épuisées par la sous-alimentation et les mauvais traitements, n’étaient plus en état de bouger. Elles furent donc enfermées dans un bloc. Les nazis l’arrosèrent de pétrole et mirent le feu, les condamnant à disparaître brûlées vives. Cela s’était passé deux jours avant notre arrivée à Tekla. »
« Comme à Buchenwald, ce que nous avons vu était insoutenable. Il ne restait plus rien du bloc où les prisonniers avaient été enfermés. Sur le sol, on distinguait cependant des formes humaines agglutinées et calcinées. Il s’agissait de ces hommes malades qui, dans un dernier effort, s’étaient tous dirigés vers la porte pour s’enfuir. Trouvant des ressources sur- humaines, d’autres prisonniers avaient réussi à sortir du bâtiment incendié. Mais quand ils n’avaient pas péri par le feu, ce fut sous le tir des mitrailleuses nazies. Il y avait ci et là, dans le camp de Tekla, des corps brûlés, transpercés de balles, tantôt par terre ou alors enferrés dans les barbelés. Ces atrocités étaient telles que les soldats US qui nous avaient précédés de peu à cet endroit forcèrent la population allemande des environs à venir de leurs yeux voir les sinistres œuvres de l’armée du Ille Reich. »
Ce voyage dans l’enfer des camps devait néanmoins se terminer sur une note d’espoir. Avant de revenir en Belgique, la mission van der Meersch va sur la rive de l’Elbe où elle assiste à la rencontre entre les Alliés et les Soviétiques. Enfin, les deux fronts s’étaient rejoints. La guerre était presque finie. Et tous ces hommes, s’ils ne partageaient pas la même idéologie, croyaient que leurs semblables construiraient enfin un monde plus juste. En tout cas, aucun d’entre eux n’imagina sans doute que cinquante ans plus tard, il y ait encore autant d’inconscients pour se laisser berner par les mirages forcément destructeurs des extrémismes, du nationalisme exacerbé et de l’intégrisme…
(*) Doisy avait raison : le camp de Buchenwald a été ouvert par les nazis dès 1937.
Jours de guerre, la der des ders : ce que va faire J.J.J. après la victoire alliée
Grand ordonnateur de Jours de guerre, Jean-Jacques Jespers planche déjà sur le concept d’une nouvelle émission qui s’appellera sans doute… Jours d’après-guerre ou Jours de paix.
Le 8 mai prochain, vous présenterez la soixantième et dernière émission de Jours de guerre. C’est l’aboutissement de cinq années de travail…
Jean-Jacques Jespers : Plus encore. Le projet « Jours de guerre » a vu le jour dès 1988. A l’époque, Robert Stéphane désirait que la RTBF reproduise quelque chose du genre de la série 14-18 qui, entre 1964 et 1968, avait fort intéressé les téléspectateurs. Jacques Cognaux qui était responsable des émissions historiques de la maison a relevé le défi. Il est venu s’installer au Centre de production de Charleroi et il a mis tout cela sur papier. C’est lui le père spirituel de « Jours de Guerre ». Malheureusement, il est décédé avant le véritable démarrage de l’émission.
TM : Ce qu’on a vu sur antenne au cours de ces cinq dernières années correspondait-il au projet initial de Jacques Cognaux ?
Pas tout à fait. L’émission telle qu’elle avait été imaginée faisait essentiellement appel à des images d’archives. Mais on a bien dû constater qu’un tel projet était hors de prix pour la RTBF. On a pu consacrer 25 millions de francs pour l’achat d’archives : en clair, cela nous permettait d’utiliser des documents d’époque à concurrence de 25 minutes par émission. Le reste devait être de la production propre. Quand je suis arrivé à Charleroi, en 1989, on a donc rediscuté le concept et on a dé- cidé de s’intéresser beaucoup plus au vécu des gens et à ce qui s’est passé en Belgique. En fin de compte, les archives et l’aspect international passaient au second plan.
C’était le bon choix…
Très clairement, oui. On a contribué au patrimoine historique de notre pays tout en renvoyant aux téléspectateurs une image de ce qu’eux ou leurs parents avaient vécu pendant la guerre. C’était à la fois un gage d’intérêt historique et de succès pour Jours de guerre.
Quelle a été l’audience moyenne de l’émission ?
Chaque numéro a été suivi par au moins 300.000 téléspectateurs. Il y a eu des montées significatives de l’audience lorsqu’on a fait des « spéciales ». Par exemple, pour les séries d’émissions quotidiennes consacrées à la campagne des Dix-huit Jours, à la Libération ou encore à la bataille des Ardennes, on n’était pas loin du million de téléspectateurs. Un score équivalent à celui du JT !
La conception de Jours de guerre a-t-elle évolué au fil de ces cinq années ?
Ce sont plutôt les témoins que nous sollicitions qui ont évolué. Au départ, il faut reconnaître que pas mal de ceux que nous contactions affichaient certaines réticences. Ils se demandaient s’il était bien utile de nous parler de choses vieilles de cinquante ans. Parfois aussi, ils se méfiaient de nous. Tout cela a disparu quand les gens ont découvert ce que nous produisions. En soi, c’est aussi une réussite.
Votre équipe a accumulé un stock d’images impressionnant. Que vont-elles devenir ?
Nous avons décidé de tout léguer au Centre d’études et de recherches historiques de la Seconde Guerre mondiale. Soit un établissement scientifique relevant des autorités fédérales.
La RTBF envisage-t-elle de mettre sur pied une nouvelle série d’envergure traitant de l’histoire contemporaine ?
Je présenterai quatre émissions de 50 minutes qui seront programmées entre septembre et décembre 1995. Cela s’appellera « Jour de paix » ou « Jours d’après-guerre » et l’on y traitera de toutes les grandes questions qui se sont posées dans l’immédiat après-guerre : la Question royale, la présence américaine en Europe, la crise économique, la répression de la collaboration, etc. Ensuite, de janvier à mai 1996, il y aura une série de cinq portraits de personnalités belges qui ont marqué le siècle en Belgique. Quelque chose du genre des Télé-Mémoire réalisés dans les années soixante par Henri- François Van Aal. Pour l’instant, nous pensons notamment à Pierre Harmel, au cardinal Suenens, à Georges Debunne, à Edmond Leburton et à François Perrin. Cette liste n’est pas encore arrêtée définitivement. Enfin, à partir de septembre 1996, nous diffuserons une série d’émissions mensuelles à thème sur l’histoire contemporaine de la Belgique. On songe par exemple à la fin de l’industrie charbonnière avec la catastrophe du bois du Cazier, au problème de l’immigration, etc. A partir de ce moment, bien entendu, on commencera à beaucoup plus travailler avec des archives RTBF. Ce qui va sans doute coûter moins cher et donc coller avec l’ère du temps dans notre maison…
Quels sont vos projets personnels ?
Dès le 10 mai, je retourne au JT à Bruxelles. J’y traiterai des questions économiques en collaboration avec Pierre Istace. Ce qui m’enchante vraiment.
Avant de vous revoir, peut-être, à la barre du Journal ?
Cela ne me déplairait pas de présenter à nouveau le JT. Mais la question n’est pas à l’ordre du jour.

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