Un article publié par l'hebdomadaire Paris Match Belgique, le 4 mai 2023 et par Paris Match.be, le 6 mai 2023.
Valérie Delcourt a rencontré le virus SARS-CoV-2 en octobre 2020. Après la phase commune de l’infection, elle a développé un « Covid long ». Trente et un mois plus tard, souffrant de symptômes neurologiques persistants, cette directrice d'un centre PMS n’a toujours pas pu reprendre le travail. « Quand elle s’installe au long cours, cette maladie équivaut à une mort sociale », témoigne-t-elle.
Qu'auriez-vous envie de dire de vous ?
Valérie Delcourt. J'ai 49 ans, je suis directrice d'un centre psychomédicosocial libre subsidié par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Je suis aussi psychologue en indépendante complémentaire. Mais depuis l'automne 2020, époque où j'ai contracté le Covid, je suis en arrêt de travail. Moralement, ce n'est pas facile parce que j'adore mon job, parce qu'avant cette foutue maladie, j'étais une personne très dynamique, voire hyperactive. J'avais aussi une bonne hygiène de vie, je pratiquais le sport, de la randonnée surtout : chaque semaine, je marchais dix ou quinze kilomètres. Outre mes responsabilités professionnelles, je menais pleinement ma vie de famille tout en entretenant une vie sociale épanouissante. J'allais au cinéma, je voyais des amis et des amies… Bref, c'était une belle existence. Je profitais pleinement de l'instant présent. Et, comment dirais-je, je me sentais toute-puissante. Rien ne pouvait m'arriver. Mais un virus est passé par là.
Dans quelles circonstances avez-vous été contaminée ?
Sans doute est-ce dans le cadre de mon activité professionnelle. Je voyais beaucoup de monde. À l'époque, il n'y avait pas encore de vaccin disponible. Finalement, la seule information objective sur cette contamination, c'est la date de mon test PCR positif, le 12 octobre 2020.
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Quand le Covid est sans fin : Valérie en souffre depuis 31 mois
Valérie Delcourt a rencontré le virus SARS-CoV-2 en octobre 2020. Après la phase commune de l’infection, elle a développé un » Covid long « . Trente et un mois plus tard, souffrant de symptôme…








Merci Mr Bouffioux d’être le porte parole des personnes en souffrance comme cette personne .Prévenir ne semble pas avoir été ni être la priorité de nos dirigeants sauf…. .pour eux même ( j’ai qqs exemples durant mes écoutes comme responsable d’associations de patients ) Prévenir en 2020 les personnes de toute attaque de Covid par des antiviraux étaient possible et est possible en 2023 mais trop coûteux .Est ce le cas quand des centaines ,(des milliers ) de personnes gardent à vie les séquelles de cette infection ? Il y a une médecine à deux vitesses que l’on a constaté des 2020 et qui est toujours d’actualité en mai 2023 Vos articles sur ces sujets sensibles de la santé sont importants même si la santé n’est plus du tout une priorité en Belgique Merci pour vos articles