Ce deuxième volet du supplément de Paris Match consacré à l’invasion de la Belgique en août 1914 commence en région liégeoise. C’est en effet dans cette partie du pays que l’aile droite des troupes impériales allemandes franchit la frontière dans la matinée du 4 août. Aveuglés par leur complexe de supériorité, les Allemands escomptent alors se promener, en chantant la gloire de leur Kaiser, sans réelle résistance des Belges.
Dans les pages précédentes, nous avons déjà exposé les surprises diplomatiques auxquelles l’envahisseur fut d’abord confronté, à savoir le « niet » très déterminé du gouvernement de Broqueville et du roi Albert Ier à une remise en question de la neutralité belge. Ce qui impliquait une opposition armée au passage des Allemands par la Belgique dans le cadre de la guerre qu’ils voulaient mener aux Français. On a raconté aussi les exploits des combattants belges à Visé dès le premier jour de la guerre.
Vient à présent l’évocation d’autres faits d’armes qui ont enthousiasmé les opinions publiques dans de nombreux pays étrangers, jusqu’aux États-Unis et en Australie ! Connus sous le terme générique de « bataille de Liège », ces quelques affrontements directs entre une petite armée qui avait le droit pour elle et l’ogre allemand, ainsi que la résistance héroïque des forts qui gardaient la Cité ardente, ont été célébrés par la presse internationale. Laquelle s’est aussi émue, à juste titre, des innombrables atrocités commises par les soldats de Guillaume II dans de nombreuses villes et villages de Belgique.
Dès l’été 1914, la ville de Paris décide de renommer la « rue de Berlin », dans le IXe arrondissement, en « rue de Liège » (voir photo). La station de métro « Berlin » est aussi rebaptisée « Liège », tandis que les cafetiers parisiens suppriment de la carte le café viennois pour le remplacer par le café liégeois. C’est aussi en ce temps-là que Marseille inaugure son « quai des Belges ».
Bien sûr, il s’agit d’anecdotes plaisantes que l’on raconte volontiers aujourd’hui. Mais ce n’est là que de la « petite histoire » qui ne devrait jamais se substituer aux réalités de l’histoire vraie, celle vécue dans leur chair et dans leur sang par les contemporains de cette guerre qui fut, comme toutes les autres, plus sale que « grande ».
Aujourd’hui encore, quand on se promène dans les longs couloirs froids et humides des forts liégeois – car plusieurs d’entre eux restent accessibles –, quand on entend les récits des descendants de victimes civiles et ceux des historiens locaux qui connaissent si bien leur région, on ne peut être que saisi d’effroi. Les douleurs endurées par les Belges en août 1914 ont été immenses. À l’empathie s’ajoute l’admiration car nos aïeux qui, à juste titre, n’aimaient pas la guerre, l’ont malgré tout faite avec courage.
C’est cela l’histoire vraie que nous allons raconter ici. Celle de Flamands, de Wallons et de Bruxellois qui se sont battus pour une certaine idée de la Belgique, bien éloignée d’ailleurs des tentatives de récupération communautaire auxquelles on a parfois assisté autour du centenaire de 14-18.
document.addEventListener(‘DOMContentLoaded’, function () {
let slideshow = new ob.slideshow(document.querySelector(« #slideshow-1891322785 »));
slideshow.init();
})
« Dès l’été 1914, la ville de Paris décide de renommer la « rue de Berlin », dans le IXᵉ arrondissement, en « rue de Liège » (voir photo). La station de métro « Berlin » est aussi rebaptisée « Liège », tandis que les cafetiers parisiens suppriment de la carte le café viennois pour le remplacer par le café liégeois. »
- Souveraineté alimentaire : la Wallonie peut devenir autosuffisante, même en bio, selon une modélisation réalisée à Gembloux Agro-Bio Tech
- Ivresse, les non-dits de l’Histoire : « Expliquer des événements marquants par l’intervention de personnages qui titubent peut paraître vulgaire »
- Je rumine donc je suis : « Notre cerveau est programmé pour produire ces pensées spontanées »
- Symptômes médicaux inexpliqués : la détresse des patients, l’hypothèse de l’inconscient
- Johann Margulies, épuisé, douloureux, mais augmenté par sa quête de sens : « La maladie m’a donné une autre manière d’habiter l’existence »
Lire aussi : 7 mai 1945, la guerre est finie en Europe(S’ouvre dans un nouvel onglet)
1ère guerre mondiale Affaire Dutroux Agriculture Asile Assurances Banditisme Belgique Bien être Climat Congo Covid Crise sanitaire Démocratie Désinformation Déstabilisation Elizabeth Brichet Enquête Entretien-portrait Environnement Estime de soi Etats-Unis Extrème droite Extrême droite Gladio Histoire Histoire coloniale Justice Marie-Noëlle Bouzet Mawda Modes de vie Monarchie Police Politique Psychologie Santé Santé publique Scandale politico-financier Science Seconde guerre mondiale Services de renseignement Social Société Solidarité Tueries du Brabant Violences policières








